Mahana, l’étoile montante du tatouage polynésien

5e édition du festival Faa'a Nui a tu te tatau

Mahana, du shop Burns Tattoo en Polynésie.
Mahana, du shop Burns Tattoo, est arrivé 2e au concours Polynesian modern et 1er au concours Patutiki. Il décroche ainsi son ticket de participation pour le Polynesian Tatau festival. (©Jennifer Rofes)

C’est fini. La 5e édition du Festival Faa’a Nui a tu te tatau, qui s’est déroulée du 4 au 10 avril sous le fare des artisans de la mairie de Faa’a, et portée par l’association Ariitai Tatau, s’est achevée, laissant son fondateur extrêmement ému et bluffé par cette nouvelle génération de tatoueurs qui, durant une semaine, a pu se challenger et montrer au grand public ce qu’elle savait faire.

« Ce que ces jeunes nous ont offert, je n’arrive même pas à trouver les mots pour le décrire », a raconté, fou de joie, le président de l’association Ariitai. « Ce festival a été un hymne à la culture du tattoo, et les jeunes nous ont honorés. Les pièces qu’ils ont sorties lors du concours polynesian modern étaient époustouflantes. Toutes étaient magnifiques, exceptionnelles. Ça a été très dur de les départager », a expliqué l’organisateur, encore estomaqué par la qualité et la finesse des onze pièces exposées.

Ricky, du shop Manuia Tattoo, s’est toutefois distingué. Mahana, de Burns Tattoo shop, et Manuarii Plée ont tous deux respectivement raflé les deuxième et troisième places.

Enfin, le coup de cœur du jury s’est porté sur Rafael Faatau, le plus novice d’entre tous puisqu’il ne s’est lancé que depuis sept mois dans l’art du tatouage. Celui qui avait promis, en début de semaine, qu’il ferait parler de lui parce qu’il avait tout à gagner et rien à perdre, a gagné son pari, grâce à ce prix d’encouragement.

Le deuxième concours entièrement consacré au style patutiki a réuni 13 candidats. Et c’est Mahana qui a alors pu prendre sa revanche, en décrochant la première place du classement. Une belle victoire pour celui qui voulait, grâce à cela, obtenir son ticket d’entrée pour le Polynesian festival Tatau.

« Il s’agit vraiment de l’étoile montante de ce festival. Il a vraiment su se démarquer à chaque fois », confiait Ariitai à son sujet.

Les deuxième et la troisième places reviennent à Palo, un jeune tatoueur freelance… et à Maxime, du shop hoku tattoo. Enfin, le coup de cœur du jury s’est porté sur le jeune Kevin, du shop PKO tattoo.

Pour Ariitai, très fier de ce qu’il a pu partager avec le public durant ce festival, la relève est clairement assurée.

« Les jeunes que l’on a vu cette semaine ont la chance d’avoir de très bons mentors, qui  les ont aidés à se propulser dans le monde des grands. Mais je tiens aussi à remercier les tatoueurs eux-mêmes de s’être autant imprégnés de notre culture. Ils ont réalisé des chefs-d’œuvre. Franchement, ce qu’on a vu cette année était tout simplement hallucinant. Chaque année, cela va crescendo, et là, je n’ose même pas imaginer ce que l’on verra l’année prochaine !  »

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