Réforme du statut des auxiliaires de vie scolaire : Les professionnels la réclament en urgence

Les AVS seront désormais considérés comme des « agents d’éducation pour élèves en situation de handicap ». (Photo : DR)

Ce lundi 19 décembre une délégation des auxiliaires de vie scolaire a été reçue par Antonio Perez, le président de la commission législative en charge de la fonction publique au sein de l’Assemblée de la Polynésie française. Un entretien qui avait pour but de justifier l’urgence de faire voter au plus vite par les élus de l’APF, le texte portant sur la réforme de leur statut, validé le 13 décembre dernier par le conseil des ministres. 

Selon Christophe Psycologios, le secrétaire général adjoint du syndicat de la fonction publique qui accompagnait ce matin la délégation des auxiliaires de vie scolaire, le président de la commission législative en charge de la fonction publique a été « très à l’écoute ».

La délégation, composée de trois professionnelles en charge de l’accompagnement des élèves en situation de handicap dans les écoles, collèges et lycées de Polynésie, ont ainsi pu expliquer leur métier et le rôle majeur qu’occupe aujourd’hui les 130 auxiliaires de vie scolaire qui travaillent dans les établissements publics et privés du territoire pour intégrer et accompagner, à la fois les élèves porteurs d’un handicap dans un système scolaire normal, mais aussi les enseignants qui reçoivent ces enfants. 

La délégation a également remis une pétition, signée par 80 de ces professionnels, demandant à ce que soit votée par l’assemblée avant la fin de la mandature la réforme de leur statut. Selon Christophe Psycologios, cela permettra aux actuels auxiliaires de vie scolaire d’être pleinement reconnus et rattachés à la filière éducative. 

Dès la fin de leur rendez-vous, le président de la commission législative en charge de la fonction publique leur a confirmé que le projet de texte serait bien présenté le 5 janvier prochain en commission spécialisée pour qu’il puisse être ensuite, présenté et soumis au vote de l’Assemblée, au plus tard fin janvier.