L’IRD lance une enquête sur les remèdes traditionnels qui servent à soigner les enfants

L’association Haururu organise des séminaires dédiés aux plantes médicinales et à la médecine traditionnelle. (Photo : archives LDT)

L’institut de recherche pour le développement a ouvert ces derniers jours sur son site une enquête en ligne pour connaître quelles sont les plantes médicinales qui sont utilisées en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et au Vanuatu pour soigner les enfants.

L’enquête est déjà lancée mais l’IRD souhaite, en allant à la rencontre des populations, en savoir plus sur la médecine traditionnelle infantile dans le Pacifique Sud.

« Que ce soit en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie ou au Vanuatu, la médecine traditionnelle est largement utilisée, notamment dans la prise en charge du nourrisson et de l’enfant. Les feuilles de corossol sont notamment utilisées en bain contre la varicelle, et l’huile de tamanou aide à cicatriser les bobos du quotidien. Mais globalement, les plantes utilisées pour soigner les enfants dans ces trois régions du Pacifique demeurent mal connues », explique l’IRD sur son site.

« Notre idée était de savoir un peu ce qui se fait. Quels sont les remèdes utilisés ? Pourquoi on les utilise ? Dans quel cadre ? », explique François Chassagne, chargé de Recherche au sein de l’UMR PHARMA-DEV. « Cette médecine traditionnelle est très utilisée mais elle reste un peu à la marge du système du santé parce qu’on ne connaît pas bien les bénéfices, ni même les risques. »

Un communiqué de l’IRD explique que « des chercheurs réaliseront des entretiens sur le terrain, au plus près des populations, dans le but de mieux comprendre la place de la médecine traditionnelle dans le traitement des maladies infantiles, et d’identifier les éventuelles pratiques connues pouvant provoquer des effets indésirables chez les enfants. »

Ils ont également élaboré, en amont, un questionnaire en ligne. L’enquête concerne plus précisément les remèdes utilisés pour les enfants de 0 à 12 ans.

Le questionnaire en ligne est entièrement anonyme et accessible jusqu’en mars prochain.

Cette enquête en ligne sera donc suivie par des enquêtes de terrains auprès des tradipraticiens et utilisateurs de la médecine traditionnelle dans chacun des territoires concernés, afin d’obtenir plus de détails sur les remèdes utilisés.