Alerte à la loque américaine à Arue

Une colonie touchée par cette maladie est voué à l'effondrement si aucune mesure n'est prise. (Photo : AFP)

Dans une publication parue jeudi 30 décembre sur les réseaux sociaux, le Groupement de défense sanitaire animal de Polynésie française alerte sur un une suspicion de foyer de loque américaine sur la commune de Arue.

« Des prélèvements ont été réalisés pour confirmer le diagnostic officiel qui ne fait pas de doutes d’un point de vue clinique », explique le GDSA-PF. Aussi, l’organisme appelle à la plus grande vigilance pour les apiculteurs professionnels, et amateurs sur la commune et les environs. « Inspectez rigoureusement l’ensemble du couvain de toutes vos colonies, ne déplacez pas vos ruches », demande le Groupement. « En cas de doute ou de suspicion, ou tout simplement besoin d’aide, contactez l’équipe technique du GDS-A au 49 955 998 ou Yoann le technicien apicole au 89 38 78 77. »

Les signes cliniques à rechercher dans les ruches sont les couvains en mosaïque, les opercules affaissés ou percés, les larves/nymphes mortes de couleur brune, une odeur aigrelette à l’ouverture de la ruche et un test de l’allumette positif

« La loque américaine est une maladie grave des abeilles et qui est endémique connue de Tahiti. Elle serait également présente sur les autres îles de la Société (Moorea & Tahaa). Le statut des îles de Ra’iātea et Huahine est douteux », rappelle le GDSA-PF.

La loque américaine engendre une mortalité des larves, et ce, généralement après operculation. La mort d’un grand nombre de larve engendre le non renouvellement des abeilles adultes condamnant de ce fait la colonie. Seules les larves sont atteintes, les adultes sont des porteurs sains de la maladie.

La loque américaine est considérée comme une malade grave d’une part car elle est très contagieuse et d’autre part car il est difficile de se débarrasser de la bactérie lorsqu’elle est sous forme de spore (forme de résistance).

Une colonie touchée par cette maladie est voué à l’effondrement si aucune mesure n’est prise.