Le Medef regrette que les chefs d’entreprise soient « pris en tenaille »

Le Medef considère que les chefs d’entreprise ont été tiraillés entre les revendications salariales et la prise de contrôle d’une partie de l’économie par le gouvernement.»
Le Medef Polynésie considère que les chefs d’entreprise ont été tiraillés entre les revendications salariales et la prise de contrôle d’une partie de l’économie par le gouvernement. (Archives LDT)

L’antenne polynésienne du Mouvement des entreprises (Medef) estime que certains des faits marquants de l’année 2022 résultent des initiatives et travaux qu’elle a menés dans différents secteurs économiques et sociaux.

« Je citerai à titre d’exemples la relance économique avec les dispositifs locaux et nationaux de défiscalisation finalement prorogés, les propositions concrètes d’accélération de la transition écologique, le processus enfin lancé de modernisation du Code du travail ou encore la participation à la mise en place du cadre nécessaire à l’insertion sociale par l’activité » explique Frédéric Dock, le président du Medef Polynésie, dans ses vœux à l’intention des adhérents. « Dans le même temps, les équipes du Medef Polynésie ont assuré l’accompagnement des chefs d’entreprise face aux enjeux d’actualité par l’organisation de matinales thématiques, de rencontres MEDEF#Café, d’une veille juridique renforcée et d’une permanence encore plus à leur écoute. »

Le représentant des plus importantes sociétés du territoire revient sur l’invasion russe en Ukraine qui a engendré d’importantes conséquences sur les marchés mondiaux encore désorganisés par la crise sanitaire.

Les chefs d’entreprise ont « de nouvelles contraintes »

« La Polynésie française n’a pas été épargnée avec des répercussions inflationnistes directes sur son économie que le Gouvernement a tenté de juguler en modifiant certaines règles du commerce, ajoutant ainsi de nouvelles contraintes dans un environnement économique peu favorable » note Frédéric Dock. Il souligne que dans le même temps, la mise en place de la contribution pour la solidarité dite taxe CPS non récupérable, « bien que financièrement inéluctable » a imposé aux entreprises un traitement comptable supplémentaire, « qui plus est au pied levé ».
A ce titre, le Medef considère qu’une nouvelle fois, les chefs d’entreprise ont « été pris en tenaille entre les revendications salariales, parfois légitimes, et la prise de contrôle d’une partie de l’économie par le gouvernement. »

Frédéric Dock assure que malgré tout, les entreprises « continuent à y croire » et à se battre pour défendre leurs modèles et leurs ambitions, comme l’illustrent les derniers indicateurs publiés par l’Institut de la statistique.

« Nous sommes, après deux années de crise, globalement revenus au-dessus du niveau d’activité de 2019 » se félicite le président du Medef Polynésie dont l’objectif est désormais de consolider cette dynamique.

« Cela suppose que nos gouvernants n’en modifient plus les principales composantes sans en évaluer les impacts à long terme, même si les prochaines échéances électorales pourraient être propices à de multiples initiatives d’apparence généreuses » prévient Frédéric Dock, « car s’il est essentiel que des propositions soient faites et débattues, il est tout aussi essentiel de consulter en amont les représentants des forces économiques afin de bien en mesurer les effets prévisibles. »

Le Medef tient à le rappeler : l’avenir des entreprises, « c’est aussi l’avenir de la Polynésie française ».