Hôpital : la commission médicale planche sur le budget, Fritch promet une dotation

La commission médicale d'établissement (CME) s'est réunie aujourd'hui afin de chercher des pistes financières face à un budget en grave déséquilibre. Le président Fritch a évoqué une "dotation exceptionnelle" du Pays.
La commission médicale d'établissement (CME) s'est réunie aujourd'hui afin de chercher des pistes financières face à un budget en grave déséquilibre. Le président Fritch a évoqué une "dotation exceptionnelle". (Archives LDT)



Alors que le budget du Centre hospitalier de la Polynésie française n’est toujours pas à l’équilibre et que les syndicats agitent le chiffon rouge d’une baisse d’activité et d’une réduction du nombre de lits, le chef de l’exécutif a formulé une promesse non chiffrée d’intervention financière du Pays.

Edouard Fritch a ainsi évoqué, ce mardi 10 janvier au matin lors de ses voeux aux syndicats, l’octroi d’une « dotation exceptionnelle » pour l’hôpital, dont le montant n’a donc pas encore été précisé.

La commission médicale d’établissement du Centre hospitalier de Taaone (Chpf) s’est réunie un peu plus tard dans après-midi, dans l’amphithéâtre de l’hôpital.

Dans l’assistance composée de plus d’une centaine de personnes, il y avait la directrice de l’hôpital, la communauté médicale dans son ensemble, les représentants syndicaux, le président de la Commission médicale d’éblouissement (CME) et les ministres de la Santé et des Finances, Jacques Raynal et Yvonnick Raffin. 

Cette réunion, initiée par le président de la CME Philippe Dupire, avait pour but d’expliquer la situation réelle de l’hôpital et surtout d’exposer des pistes et solutions à la fois budgétaires et financières afin de résoudre l’actuelle situation d’impasse.

L’objectif est « d’avancer » sur le vote du budget de l’hôpital qui, malgré la tenue de trois conseils d’administration, accuse toujours un déficit estimé à 4 milliards de francs, voire davantage selon certaines sources. 

Selon le ministre de la Santé, cette réunion de plus de trois heures traduit plutôt dans une avancée positive.

« Nous avons en effet évoqué quelques pistes pour l’exercice 2023 mais il nous faut aussi penser à long terme pour éviter de se retrouver dans cette même situation dans deux ans » estime Jacques Raynal. « Il y a un immense travail à réaliser dans les deux ans qui viennent, pour redresser les comptes de l’hôpital. Il sera sans doute question de restructuration et de recapitalisation du CHPF mais pour l’instant il nous faut régler les questions urgentes comme payer les fournisseurs, etc. C’est le travail que nous allons mener au ministère dans les trois prochains mois ».

Le prochain conseil d’administration est prévu ce jeudi. 

Jennifer Rofes