Nouveau recours contre TRE transports, refus du plan de départs chez SDA

A Motu Uta, les grévistes de TRE Transports maintiennent leur piquet de grève.
A Motu Uta, les grévistes de TRE Transports maintiennent leur piquet de grève. (Archives LDT)

La centrale syndicale CSTP/FO et les employés grévistes de TRE Transports, qui ont cessé le travail depuis le 22 décembre, maintiennent leur mouvement de grève à Motu Uta.

Saisi en référé, le tribunal de grande instance avait décidé de débouter les deux parties de leurs demandes. Les magistrats n’avaient pas retenu le caractère illicite des actions de TRE Transports qui remplace, depuis le début du mouvement, ses chauffeurs grévistes par des employés d’autres sociétés pour alimenter en coprah les machines de l’Huilerie de Tahiti.

Le syndicat, qui pouvait faire appel de la décision, a préféré engager une nouvelle requête a indiqué hier Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP/FO, à La Dépêche. Le tribunal des référés devrait se prononcer d’ici le 18 janvier.

Du côté de la société Service distribution assistance (SDA), filiale de la Brasserie de Tahiti, la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP) explique que l’entité juridique « a déjà été disloquée » : une partie des 108 employés est partie vers Premium Water, tandis que les autres ont été reclassés à la Brasserie de Tahiti, chez Morgan Vernex, chez Plastiserd ou encore chez Polynésie Froid selon le syndicat.

« A tia I mua a accepté de signer l’accord relatif au plan de départs volontaires » indique le secrétaire général de la CSIP, Cyril Le Gayic. « Mais la CSIP refuse car les 24 personnes concernées par ce licenciement économique ont été désignées par la direction, et parmi elles il y a 13 représentants du personnel CSIP… »

La centrale syndicale précise qu’elle « se réserve le droit de porter l’affaire devant les tribunaux ».