Mahina demande aux utilisateurs de foils de respecter la Pointe Vénus

Comme chaque année, la houle de nord frappe la baie de Matavai. C’est alors le moment où surfeurs, bien souvent amateurs, et familles se côtoient dans l’eau de la Pointe Vénus. Une cohabitation un peu plus difficile chaque année où les dérives et les nez des planches passent trop souvent à côté des visages des enfants qui s’amusent à affronter les vagues dans des zones où « ils ont pied ». Si cette cohabitation se fait, de fait, naturellement sur les spots de surf plus à l’est comme à Papenoo, le partage de la pointe Vénus est plus compliqué à gérer.

Aussi, c’est la raison pour laquelle la mairie de Mahina a tenu à communiquer en fin de semaine dernière sur l’arrivée des foils sur le spot. « Les familles s’inquiètent de la présence des planches équipées de « foil », ces ailes fixées sous la planche qui permettent de s’arracher de la surface et de planer au-dessus de l’eau », explique la mairie de Mahina dans une communication sur les réseaux sociaux.

« Afin qu’aucun incident ne survienne, il est demandé aux pratiquants de foil de ne pas se mêler aux plus jeunes, de s’approcher de la rive et d’éviter le littoral occupé par les baigneurs. La plage de la pointe Vénus n’est pas un site de surf comme peuvent l’être Ahonu et Orofara. La pointe Vénus est un lieu privilégié par les familles, et certaines viennent de loin pour trouver cette sécurité », rappelle la mairie.

La commune se souhaite pas pour l’instant prendre d’arrêtés pour exclure les foils de la Pointe Vénus, mais annonce tout de même « se pencher sur la question de cette cohabitation, avec l’expertise de professionnels de ces disciplines sportives. »