Edito : l’éthique abîmée…

Paul Ricoeur est un homme difficile à enfermer dans une école ou un courant précis. Le christianisme, la phénoménologie, la psychanalyse, la linguistique et l'histoire ont contribué à la formation de sa pensée.
Paul Ricoeur est un homme difficile à enfermer dans une école ou un courant précis. Le christianisme, la phénoménologie, la psychanalyse, la linguistique et l'histoire ont contribué à la formation de sa pensée. (Photo : DR)

Le monde sportif est en émoi, les présidents de la fédération du football et de rugby sont inquiétés, pour des affaires des mœurs ou de corruption ! Rien de sportif au menu.
Le politique n’est pas en reste. Les gouvernements Macron détiennent la palme des mis en examen (secrétaire général de l’Elysée, ministre de la Justice…). En effet, la « jurisprudence dite Balladur » précisait que dès qu’un ministre ou responsable politique est mis en examen, il doit démissionner pour reprendre sa liberté et se consacrer à sa défense.

Cette jurisprudence n’est plus appliquée. L’église catholique n’est pas en reste, le nombre de plaintes contre des prêtres ou de haut responsables de l’Eglise continue à croitre. La dernière plainte date du 3 janvier contre l’archevêque de Paris, Michel Aupetit !
Dans ce climat malsain, comment intéresser nos enfants à la chose publique ?
Le philosophe Paul Ricoeur tentait de définir l’éthique ainsi : « vivre bien, avec et pour l’autre, dans des institutions justes. »
Toute la mesure est dans ce concept de « justesse »….

Karim Ahed