Ministère des Outre-mer : Jean-François Carenco a passé le relais à Philippe Vigier

Sur le perron du ministère, face aux personnels d’Oudinot et à la presse, Gérald Darmanin a remercié son ministre sortant Jean-François Carenco en le qualifiant de "meilleur des hommes et profondément empreint d’altérité". (Photo : Philippe Binet)
Sur le perron du ministère, face aux personnels d’Oudinot et à la presse, Gérald Darmanin a remercié son ministre sortant Jean-François Carenco en le qualifiant de "meilleur des hommes et profondément empreint d’altérité". (Photo : Philippe Binet)
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Gérald Darmanin a félicité le ministre sortant pour son empathie avec les outre-mer et sa ténacité à défendre ses nombreux dossiers. (Photo : Philippe Binet)

Ce vendredi 21 juillet au matin au ministère des Outre-mer, rue Oudinot, a eu lieu la traditionnelle cérémonie de la passation de pouvoirs entre le ministre sortant, Jean-François Carenco, et le nouveau ministre, Philippe Vigier ; en présence de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer.

Sur le perron du ministère, face aux personnels d’Oudinot et à la presse, Gérald Darmanin a remercié son ministre sortant Jean-François Carenco en le qualifiant de “meilleur des hommes et profondément empreint d’altérité”.

Il a également vu en lui, “un côté glaive pour défendre ses priorités, récupérer des moyens […] se démultipliant sur toutes les mers du monde ; présent aussi bien à l’Assemblée qu’au Sénat et présent avec ses équipes et aussi le côté bouclier parce que les Outre-mer sont parfois attaqués : par les vents mauvais de l’inflation, de la mondialisation, du réchauffement climatique, etc. pour défendre les outre-mer. “Ce bouclier a été extrêmement efficace, puisqu’il a permis notamment de proposer à la Première ministre et au Président de la République, qui l’on acceptée, une feuille de route saluée par tous les ultra-marins quel que soit leur bord politique.

Transmis au nouvel arrivant : la mise en œuvre des décisions du dernier conseil interministériel sur les outre-mer. (Photo : Philippe Binet)

Pour sa part, Jean-François Carenco, affirmant avec forte conviction qu’il a beaucoup aimé les Outre-mer, a rappelé que si leur diversité est extrême (citant le nombre de langues parlées ça et là), ils n’en sont pas moins dans la République et qu’ils sont donc une chance pour la France. Puis, se tournant vers Philippe Vigier, il lui a remis en main le document contenant les décisions du dernier conseil interministériel sur les Outre-mer avec pour mission de les mettre en vigueur le plus tôt possible et complètement. “C’est très important !” a-t-il insisté.

Autre document en haut de la pile qu’a transmis Jean-François Carenco au nouveau ministre : “le Mémorial de l’esclavage auquel le président Macron tient. Nous sommes sur le point de réussir. Il ne faut pas tourner la page pour cette conciliation”.

Il mentionne en outre d’autres grands sujets qui l’attendent et ose même quelques petits conseils en passant ! Et de conclure en faisant remarquer : “Qu’il y a tant de cultures que la République est un assemblage de cultures”.

François Vigier reprend l’héritage: “C’est une très belle mission. J’y mettrai mon cœur. J’y mettrai mon énergie. J’y mettrai mon enthousiasme, à l’image de Jean-François Carenco.

Les deux hommes se connaissent depuis longtemps, notamment lorsque Carenco était au ministère du développement durable puis dans d’autres responsabilités. Philippe Vigier l’a donc plusieurs fois apprécié. Maintenant qu’il est à son tour à Oudinot, il promet de “faire en sorte qu’à ces deux millions six cents mille hommes et femmes d’outre-mer on leur apporte vraiment un avenir bien meilleur que l’on va bâtir tous ensemble”. Et plus tard : “Sachez que je serai le ministre de tous et je serai là à leur écoute tous le jours pour être attentif et leur apporter des jours meilleurs. Comptez-sur moi !” a-t-il surenchéri.

Déjà une valise à faire pour le nouveau ministre : celle pour la Nouvelle-Calédonie où il accompagnera le président Macron dans son voyage dans le Pacifique. Là-bas, il rencontrera sans doute le président du Pays, Moetai Brotherson, mais rangé du côté Kanak, dis-ton.

Ph. Binet, correspondant de Paris

Philippe Vigier, nouvel interlocuteur des ultramarins. (Photo : Philippe Binet)