Le sans domicile fixe de Raiatea a bien été tué par des chiens

Le sans domicile fixe (SDF) de 36 ans retrouvé sans vie le samedi 29 juillet sur un sentier de Uturoa est bien mort des conséquences de multiples et profondes morsures de chiens, selon TNTV. (Photo archives LDT)
Uturoa. Selon la CTC, ce sont près de 668 000 F qui ont été consacrés sur cette période à un habitant des Îles du Vent, 891 000 F à celui des Iles Sous-le-Vent, 1,352 million de francs pour un habitant des Australes, 1,813 million de francs pour celui des Marquises et enfin 1,826 milllion pour un habitant des Tuamotu-Gambier.
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Le sans domicile fixe (SDF) de 36 ans retrouvé sans vie le samedi 29 juillet sur un sentier de Uturoa, à Raiatea, est bien mort des conséquences de multiples et profondes morsures de chiens, selon TNTV qui s’appuie sur les résultats de l’autopsie.

Plus de 200 plaies consécutives à des morsures auraient été comptabilisées par le médecin légiste, dont une au thorax qui aurait même provoqué un décollement de la plèvre toujours selon la chaîne de La Mission qui cite une source judiciaire.

La commune dirigée par Matahi Brotherson aurait ordonnée une battue pour retrouver les trois chiens en cause, qui auraient été finalement attrapés et euthanasiés. Le corps de la victime devait être remis à sa famille.

Cette affaire rappelle la tragédie du 12 mai 2020, lorsqu’une femme de 87 ans a été attaquée “au moins” par cinq chiens, alors qu’elle faisait sa marche habituelle sur un terrain de football à Pirae, avant de décéder sur place.

Sur les questions de divagation animale, le Pays botte en touche sur les communes, puisque cela relève de leur compétence. Même les mieux organisées, parfois en intercommunalité, sont confrontées à des habitudes polynésiennes tenaces : se débarrasser de son chien lorsqu’il n’est plus un chiot, “oublier” les bénéfices de la stérilisation, nourrir des “chiens de quartier” qui n’appartiennent à personne, s’affranchir des soins vétérinaires et de la gratuité de l’euthanasie des nouveaux-nés, laisser divaguer son propre animal sans considération de sa potentielle dangerosité pour le voisinage, etc.