L’Initiative française pour les récifs coralliens lance un appel à projets à Tahiti

L’appel s’adresse à toute personnalité morale inscrite au registre de l’ISPF et œuvrant dans le domaine de l’ingénierie de projets scientifiques ou environnementaux. (Photo : Martin-Razi Pierre, FFESSM)
La conférence revient sur les avancées technologiques et les enjeux sociétaux qui ont façonné l’exploration des milieux marins profonds, ainsi que les nouvelles perspectives offertes par les découvertes récentes. (Photo : Martin-Razi Pierre, FFESSM)
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Créée en 1999, l’Initiative française pour les récifs coraliens (Ifrecor) a pour objectif principal de promouvoir la protection et la gestion durable des récifs coralliens et des écosystèmes associés, comme les mangroves ou les herbiers, dans les collectivités françaises abritant des récifs coralliens, dont la Polynésie française qui a son propre comité local Ifrecor.

(Photo Ifrecor)

L’organisme lance un appel à projets qui s’adresse à toute entité susceptible de répondre au cahier des charges : bureau d’études, cabinet de conseil, consultant, association, etc. Le comité local d’Ifrecor en Polynésie française recherche un prestataire à qui sera confiée l’élaboration d’une proposition de sa stratégie et de son plan d’action à 5 ans.

Le porteur de projet retenu recevra un soutien financier d’un montant maximal de 3,57 millions de francs résultant de la contribution de l’État (Ministère des Outre-Mer).

La mission première des comités locaux est de mettre en réseau le tissu d’acteurs locaux dont les activités ont un lien avec les récifs coralliens : administrations, élus, scientifiques, gestionnaires, socio-professionnels, associations de protection de la nature, etc. “De plus l’Ifrecor national fonctionnant sur la base de programmes d’actions d’une durée de cinq ans, il est attendu que les comités locaux proposent également un plan d’action à cinq ans, qui soit une déclinaison locale du programme national” explique le Dr Agnès Benet, représentante de la Polynésie française au comité national de l’Ifrecor. Les réponses sont attendues pour le 31 octobre 2023. L’appel s’adresse à toute entité susceptible de répondre au cahier des charges.”

Le candidat retenu aura jusqu’au 31 mars 2024 pour élaborer un document final en trois parties

• Cartographie de l’ensemble des acteurs ayant un lien fonctionnel avec les récifs coraliens au fenua

• Analyse sur l’adossement du comité local d’Ifrecor à une structure existante

• Elaboration d’un plan d’actions à cinq ans, dont les financements peuvent être sollicités annuellement auprès des ministres de tutelle.

L’appel s’adresse à toute personnalité morale inscrite au registre de l’ISPF et œuvrant dans le domaine de l’ingénierie de projets scientifiques ou environnementaux. Un consortium de plusieurs personnalités morales est accepté, sous condition qu’une seule entité soit désignée comme son coordonnateur et interlocuteur de l’Ifrecor Polynésie et que le rôle de chaque entité soit clairement établi.

Pour chaque projet, il faudra renseigner un formulaire et le transmettre sous format électronique à l’Ifrecor Polynésie (ifrecorpolynesie@gmail.com) avant le mardi 31 octobre 2023. Les résultats seront communiqués mi-novembre 2023. Le programme national peut être consulté sur le lien suivant : https://ifrecor.fr/un-nouveau-programme-dactions-pour-lifrecor-sur-2022-2026/

• Pour en savoir plus : Agnès Benet, représentant la Polynésie française au comité national de l’IFRECOR, tél (689) 87 70 22 77, mail : ifrecorpolynesie@gmail.com

Agnès Benet : “Rassembler et animer le réseau d’acteurs locaux en lien avec les récifs”

Agnès Benet, représentante de la Polynésie française au comité national de l’Ifrecor. (Photo Présidence)

“Le comité local ayant pour mission de rassembler et d’animer le réseau d’acteurs locaux dont les activités ont un lien avec les récifs coralliens (institutions de l’Etat et du Pays, communes, chercheurs, ONG, associations, etc.), il paraît nécessaire de cartographier en préalable l’ensemble des acteurs présents sur le territoire de la façon la plus exhaustive possible.

Cela consistera à identifier, et s’entretenir avec les différents acteurs impliqués (services publics, instituts de recherche, acteurs socioprofessionnels, associations environnementales, patenté/es etc.) afin de cartographier les actions existantes et les rôles de chacun, et identifier et /ou faire émerger les actions à mener en complément des actions existantes. Le prestataire identifiera la nature des actions (recherche, gestion, restauration, sensibilisation, etc.) et précisera leur localisation sur le territoire.

Ces entretiens devront s’adresser à un nombre suffisant d’acteurs de tous horizons. Il conviendra également de réaliser une analyse (…) visant à identifier les meilleures options possibles d’adossement du comité local d’Ifrecor à l’une des grandes catégories d’acteurs, et non pas acteurs par acteurs. (…) Les instances nationales restent très ouvertes et permettent d’envisager un adossement à un large spectre d’entités allant de l’un des services administratifs de la Polynésie française, services ou agences publiques, jusqu‘à un prestataire externalisé, tel que c’est le cas à l’heure actuelle en Polynésie française.

Enfin, un plan d’action sur 5 ans, pour la période 2024-2028 sera élaboré en concertation avec les acteurs identifiés. Il devra s’inscrire au mieux dans les sept grandes thématiques retenues pour le 5ème programme de l’Ifrecor (2022-2026) avec une adaptation nécessaire à la Polynésie française. Il s’efforcera d’être opérationnel et de proposer des actions concrètes.”

Comment répondre à l’appel à projets ?

(Photo Mazéas Franck, “Serpent – Nouvelle-Calédonie”)

La réponse attendue à l’appel à projets proposera la méthodologie et le plan de travail qui seront suivis pour l’élaboration de la stratégie et du plan d’action du comité local d’Ifrecor. Toutefois, la réponse pourra proposer quelques premiers principes de fonctionnement du comité local d’Ifrecor, et quelques lignes d’actions opérationnelles sur les cinq prochaines années.

La stratégie et le plan d’action quinquennal d’Ifrecor Polynésie française qui fera l’objet du document final, devra être décliné dans le respect des grands axes fixés dans le plan d’action national consultable : https://ifrecor.fr/un-nouveau-programme-dactions-pour-lifrecor-sur-2022-2026/

Le plan d’action pourra reprendre tout ou partie des thèmes arrêtés au niveau national, et développer sur cette base des actions plus ciblées et adaptées aux contextes socio-économiques et écologiques de la Polynésie française. L’élaboration du plan local d’actions doit refléter les vues des différents acteurs représentés et répondre à leurs attentes. Les principaux acteurs devront donc être consultés pour son élaboration.

Le plan local d’action proposé s’organisera selon une architecture logique et cohérente afin d’être le plus efficient possible : objectifs opérationnels et actions. Il sera notamment conseillé de détailler chacune des actions en termes de résultats attendus, de moyens humains, techniques et financiers à mettre en œuvre, de localisation, de calendrier d’exécution. Un jeu d’indicateurs de suivi sera proposé.

Les crédits nécessaires à la mise en œuvre du plan local d’actions sont annuellement attribués par les ministères en charge de l’environnement et des outre-mer à hauteur d’environ 8 millions de francs/an, frais de fonctionnement du comité local inclus.

Le plan d’action devra au mieux couvrir l’ensemble des archipels de Polynésie française. (…) L’évaluation de la gouvernance de l’Ifrecor recommande une affectation cible de 0,3 ETP (Equivalent Temps Plein) au poste de référent local de l’Ifrecor afin de remplir correctement ses missions. La réponse devra comprendre un budget prévisionnel indiquant le montant total demandé pour sa réalisation.