Noël – Une collecte de jouets pour les réparer et les offrir 

(Photo : Tātā'i)
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Le collectif Tātā’i lance la 4e édition de son opération “Une seconde vie pour un jouet, un sourire pour un enfant” à Mahina. Concrètement, parents et enfants peuvent déposer, jusqu’au 15 décembre, des jouets d’occasion à réparer auprès des écoles de la commune. Le collectif récupérera ces jouets pour leur redonner une seconde vie et les offrir à des enfants défavorisés de Mahina.

“Livres, vélos, trottinettes, jeux de société, puzzles, jeux de constructions, poupées, jeux électroniques… tous les jouets sont les bienvenus, excepté les jouets publicitaires et ceux en plastique qui cassent facilement ni les peluches en mauvais état que l’on a du mal à nettoyer” précise Moea Pereyre, directrice de l’association Tīa’i fenua, qui porte les actions du collectif Tātā’i (réparer).

Des réparateurs bénévoles mais aussi des jeunes stagiaires sans emploi, actuellement en formation, joueront les Père Noël pour redonner vie à ces jouets afin de les offrir aux enfants des quartiers prioritaires de la commune.

Ou déposer les jouets ? 

  • Dans les écoles de Mahina, sur les jours ouvrés d’école 
  • A l’ancienne école Amatahiapo, route de la pointe Vénus, le mercredi matin entre 8h30 et 10h30 jusqu’au 15 décembre à midi

Bientôt un réseau de ressourceries au fenua

Le collectif Tātā’i a été créé il y a 3 ans à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets organisé à l’époque sur le thème de la réparation. Depuis, il œuvre pour recycler des objets.

Le principe est le suivant : des réparateurs professionnels et amateurs se réunissent une fois par mois, le 3e samedi de chaque mois – dans les locaux des communes ou au sein des entreprises partenaires – pour aider les consommateurs à réparer leurs objets en panne. Les réparateurs bénévoles donnent des conseils également car 70% des pannes examinées à l’atelier sont liées à des défauts d’entretien. Electroménager, machine à coude tondeuse etc, sont acceptés. Les produits les plus difficiles à réparer sont les télévisions et les imprimantes car soumises à une obsolescence programmée. 

Tātā’i s’est lancé également dans l’upcycling, ou surcyclage, qui consiste à récupérer des matériaux ou des produits dont on n’a plus l’usage afin de les transformer en matériaux ou produits de qualité ou d’utilité supérieure.

Nous n’avons pas encore de local mais c’est l’objectif final de ce projet puisque nous sommes entrain de créer un réseau de ressourceries sur l’ensemble de la Polynésie” précise Moea, une ressourcerie étant une structure qui gère la récupération, la valorisation et la revente de biens sur un territoire donné. Ce local servira aussi à stocker du matériel et des pièces détachées.