La santé publique se forme avec l’OMS à mieux se préparer à une crise sanitaire

Les professionnels de santé se sont réunis auprès des agents de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) afin d'améliorer la gestion de crise sanitaire sur le territoire. (Photo : LC/LDT)
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À la demande du gouvernement Brotherson, deux représentantes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Chandra Gilmore et Roberta Andraghetti, ont été invitées sur le territoire. Depuis le mercredi 13 décembre, elles ont participé, avec les acteurs de la santé publique, à un atelier d’échange organisé par l’Agence de régulation de l’action sanitaire et sociale (ARASS), à l’hôtel Tahiti Nui sur l’avenue Prince Hinoï.

Ce jeudi 14 décembre, dernier jour de la rencontre, plusieurs sujets ont été abordés : la surveillance sanitaire, les zoonoses (maladies transmises à l’homme par l’animal), la sécurité sanitaire des aliments ou encore la lutte anti-infectieuse. Les professionnels de santé ont exposé ce qui est mis en place en Polynésie française au sujet des multiples thématiques soulevées durant l’atelier. “Nous arrivons à trouver plein de pistes d’échanges les uns avec les autres, et plein d’actions à mettre en œuvre pour s’améliorer“, indique Laure Baudouin, médecin au Centre hospitalier de Polynésie française (CHPF).

Nous devons pouvoir poser les choses et avoir un vrai plan de réponse aux crises sanitaires, en partenariat avec la protection civile, sur tous les opérateurs de notre pays. Nous allons prendre un ensemble de mesures pour 2025 afin de répondre et d’améliorer notre protocole de gestion de crise“, précise Cédric Mercadal, ministre de la Santé. 

Mettre en œuvre le règlement sanitaire international (RSI)

L’OMS est présente afin d’évaluer la mise en œuvre du règlement sanitaire international (RSI) en Polynésie française“, précise Hani Teriipaia Ott, directrice de l’ARASS. Adopté par 196 états, dont la France, le RSI est un “instrument de droit international” établi afin “d’assurer le maximum de protection contre la propagation internationale des menaces sanitaires, tout en limitant les entraves au trafic international“, explique l’OMS. Il permet, entre autres, de “détecter, de réduire ou d’éliminer les sources de propagation de l’infection” et “d’améliorer la surveillance sanitaire“.

Roberta Andraguetti

Selon Roberta Andraghetti, membre du secrétariat de l’OMS, “la réponse que la Polynésie française a eu envers le Covid, a des aspects qui ont été extraordinaires. En particulier, la rapidité avec laquelle les ressources financières ont été mobilisées, ainsi que la logistique insulaire extrêmement robuste que je n’ai jamais vu ailleurs“, indique-t-elle. Cependant, en 2023, il n’est plus seulement question de Covid-19. Depuis ce début d’année, des cas de dengue de type II, des infections aux salmonelles ou encore l’apparition du sous-variant JN.1 alertent les autorités sanitaires du Pays. Cet atelier est ainsi un moyen de mettre en place un cadre de normes afin de protéger le territoire d’une future crise médicale. “Nous essayons d’organiser, au niveau territorial, une réponse aux situations sanitaires. Ces discussions permettent de regrouper différentes catégories pour parler d’un même sujet et essayer de faire évoluer les choses sur le territoire“, souligne Laure Baudouin.

En parallèle, le gouvernement revoit actuellement la convention État-Pays sur la réponse aux alertes signée en 2016. “Nous sommes en train de la réactualiser actuellement“, conclut le ministre de la Santé.