Un homme en “hypothermie sévère” découvert dans un train d’atterrissage à Paris-Orly

L'homme a été découvert en fin de matinée dans le train d'atterrissage d'un avion d'Air Algérie, arrivé à 10h14 à Orly depuis Oran. (Photo illustration AFP)
L'homme a été découvert en fin de matinée dans le train d'atterrissage d'un avion d'Air Algérie, arrivé à 10h14 à Orly depuis Oran. (Photo illustration AFP)
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Un jeune homme en “hypothermie sévère” a été découvert à l’aéroport de Paris-Orly dans le train d’atterrissage d’un vol arrivant d’Algérie, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Pour rappel, en août 2000, un Tahitien dissimulé dans le train d’atterrissage d’un Boeing 747 d’Air France avait survécu à un vol de sept heures et demie entre Tahiti et Los Angeles. Il avait été soigné pour hypothermie grave. Des mécaniciens avaient découvert l’inconnu à moitié inconscient après l’atterrissage à l’aéroport international de Los Angeles. Sa forte corpulence lui a probablement sauvé la vie.

Cette fois, l’homme a été découvert en fin de matinée dans le train d’atterrissage d’un avion d’Air Algérie, arrivé à 10h14 à Orly depuis Oran, a indiqué le parquet compétent à l’AFP.

Il s’agit d’une personne sans documents d’identité et dont l’âge est  estimé entre 20 et 30 ans, selon la même source.

Il a été transporté dans un état grave à l’hôpital selon le parquet, précisant que la Gendarmerie des transports aériens (GTA) était chargée de l’enquête.

Plus tôt jeudi, une source aéroportuaire avait indiqué que le jeune homme était “en vie mais en urgence absolue car en hypothermie sévère”.

La GTA a confirmé à l’AFP la présence d’une “personne grièvement blessée” à Orly.

La découverte a eu lieu “vers 10H30-11H00“, a priori lors de “vérifications techniques” de l’appareil, a indiqué pour sa part une source proche du dossier, confirmant que l’homme, qui a été “transporté en milieu hospitalier par les sapeurs-pompiers”, n’était “pas décédé”.

Plusieurs cas de passagers clandestins cachés dans les trains d’atterrissage des avions, espace non chauffés ni pressurisés, ont marqué l’actualité ces dernières années.

En avril, le corps d’un homme avait été retrouvé à Amsterdam-Schiphol à l’arrivée d’un appareil en provenance de Toronto (Canada), mais a priori passé auparavant par le Nigeria.

Quatre mois plus tôt, deux passagers clandestins, également décédés, avaient été découverts cachés dans l’espace de stockage du train d’atterrissage d’un avion venant de relier Santiago du Chili à Bogota.

En juillet 2019, le corps gelé d’un homme était tombé dans un jardin d’une banlieue sud-ouest de Londres, à un mètre d’un habitant qui prenait le soleil. Il avait semble-t-il chuté d’un train d’atterrissage d’un avion de Kenya Airways en approche de l’aéroport voisin d’Heathrow.

A l’altitude de croisière des avions commerciaux, soit 12 km, la température de l’air plonge sous -50°C, tandis que le manque d’oxygène peut s’avérer mortel.

Selon des statistiques mondiales de l’autorité américaine de l’aviation civile (FAA) citées en janvier 2022 par le New York Times, entre 1947 et 2021, 132 personnes ont tenté de voyager clandestinement en se cachant dans des trains d’atterrissage d’avions.

Cent deux sont mortes, soit un taux de décès de 77%, selon la même source.

AFP