Un barrage filtrant dans la rade de Papeete pour commencer l’année

Les deux remorqueurs et l'Aremiti Ferry 2 (Photo : Facebook/Steve Jeannine Tchang).
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La reprise du travail au lendemain des festivités du Nouvel An n’a pas été de tout repos pour les voyageurs des premiers ferrys reliant Moorea à Tahiti, ce matin, mercredi 3 janvier 2024, de même que pour les touristes. À minuit, suite à l’échec des négociations avec la direction du Port autonome, des grévistes du service armement ont positionné deux remorqueurs à l’entrée de la rade de Papeete.

Maintien des rotations des ferrys

Si les ferrys ont finalement pu passer, la situation reste tendue, avec une incertitude qui plane sur “les gros navires” ciblés par ce blocage. “Un bateau de pêche chinois vient de passer et, au loin, il n’y a pas de paquebot, ni de porte-conteneurs qui semble arriver”, nous a confié un riverain.

“Le Terevau assure les navettes d’aujourd’hui comme prévu malgré la grève”, a communiqué la société au navire rouge. “Les rotations de l’Aremiti Ferry 2 sont maintenues. Ses horaires sont toutefois perturbés (…). Nous faisons notre maximum pour réduire les retards”, a indiqué son concurrent.

Une diminution des effectifs du service armement en cause

Le syndicat Otahi nous a indiqué ne pas avoir été informé en amont de cette initiative de blocage.

Selon nos informations, le point d’achoppement concernerait une partie du point 1 du préavis de grève, s’agissant de la réorganisation du service armement, et plus particulièrement de la mise en place d’un roulement de service à 18 marins, contre 21 auparavant, avec une volonté de la direction de descendre à 15, avec la perspective de quatre départs à la retraite et d’un seul recrutement. Une diminution des effectifs qui serait problématique, selon les grévistes, suivant le modèle de 24 heures de service, suivies de 48 heures de repos.

Un “acte de piraterie”

Contactées en début de matinée, ni la direction du Port autonome, ni la Présidence n’ont souhaité donner suite à nos demandes d’interviews dans l’immédiat.

Moetai Brotherson a néanmoins confié à nos confrères de Tahiti Infos le caractère illégal de ce blocage mené avec du matériel appartenant au Pays. Le président n’exclut pas “d’engager une procédure au pénal pour acte de piraterie”, tout en encourageant la reprise du dialogue et des négociations, à la Présidence s’il le faut.

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