Patronat – Le Medef “corrige” la CPME : “force de proposition, oui, télécommande, non”

Christophe Plée (CPME) et Frédéric Dock (Medef) dénoncent une situation "devenue extrêmement préjudiciable au bon fonctionnement du monde des affaires".
Christophe Plée (CPME) et Frédéric Dock (Medef), les deux voix du patronat en Polynésie française. (Archives LDT)
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Le Président du MEDEF Polynésie française, Frédéric Dock, souhaite clarifier le fait qu’il “n’a évidemment jamais tenu, pas plus que les chefs d’entreprise du MEDEF, les propos évoqués dans les vœux de la CPME et repris dans la presse” selon un communiqué adressé aux rédactions.

“Il existe une différence de taille entre être force de proposition, quel que soit le parti au pouvoir, et “télécommander” les décisions, ce qui supposerait que les gouvernements successifs soient incapables de décliner tout seuls leurs schémas directeurs et autres lignes politiques” souligne le patron du MEDEF Polynésie. “Nous n’avons jamais pensé cela.”

Christophe Plée, réélu récemment la tête de la CPME, écrivait en effet notamment dans ses vœux : “Après la mise en place du Gouvernement et des ministères qui le composent, après les promesses de campagne des uns et des autres, la dure réalité des dossiers socio-économiques de Polynésie revient au galop… Fini les lobbyings de certains qui se gargarisaient de diriger “à la télécommande“ un Gouvernement indépendantiste nouvellement élu… Le réveil est également douloureux pour ceux qui pensaient que le pragmatisme prendrait le pas sur l’idéologie…”

Pour faire la distinction entre “télécommande” et “force de proposition”, Frédéric Dock estime qu’il faudrait d’abord “travailler réellement sur les enjeux des entreprises et produire de manière concrète, ce qui semble étranger à certains, quels que soient les sujets ou les instances.”