L’IEOM met en garde sur les cryptomonnaies

L’institut d’émission d’outre-mer appelle à la prudence ceux et celles qui seraient tentés de se lancer dans "l’aventure" des cryptomonnaies. (Crédit : DR)
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L’institut d’émission d’outre-mer (IEOM), via communiqué, appelle à la vigilance ceux et celles qui seraient tentés de se lancer dans “l’aventure” des crypto-actifs qui, selon l’établissement public, éveillent de plus en plus l’intérêt dans les territoires français du Pacifique.

Pour les détenteurs de cryptos ou pour celles et ceux qui souhaiteraient investir, l’institut souhaite attirer l’attention sur différents points. Tout d’abord, les cryptomonnaies ne sont pas une monnaie. L’IEOM rappelle également qu’il ne s’agit pas là d’un moyen de paiement des achats de tous les jours et que chacun est libre de les refuser comme moyen de paiement.

Deuxième point sur lequel insiste l’institut, celui de la valeur volatile de ce que la Cour des comptes définit comme des représentations numériques de valeurs ou de droits échangées sur des registres d’informations partagées. Conséquence : ils ne peuvent donc pas servir d’unité de compte permettant d’exprimer et de comparer de façon fiable la valeur des biens et services courants.

Dernier avertissement lancé par l’IEOM, les cryptos-actifs ne constituent pas une réserve de valeur stable car il existe un réel risque de perte en capital. Risque qui selon l’institut peut être très élevé. Seul le franc Pacifique, monnaie des trois collectivités dans la zone (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna) a un cours légal, insiste l’établissement.

Afin de prévenir tout risque, il est rappelé dans le communiqué qu’il est important, pour celles et ceux qui souhaiteraient investir, de s’assurer que l’intermédiaire qui propose ce type de produits ou services soit autorisé à le faire. L’autorité des marchés financiers (AMF) offre la possibilité de voir la liste des fournisseurs, implantés en France, agréés dans ce type de prestations. L’IEOM rappelle l’importance de ne passer que par les prestataires présent sur la liste de l’AMF. Toute autre structure, n’y apparaissant pas est en infraction avec la législation en vigueur.

Enfin, l’IEOM rappelle également que l’AMF permet la consultation de toutes les entreprises inscrites sur les listes noires et qu’il est important d’y jeter un œil avant de vouloir se lancer dans le monde des cryptomonnaies.

L’IEOM, c’est quoi?

L’institut d’émission d’outre-mer est un établissement public national, qui exerce les missions de banque centrale des collectivités d’outre-mer du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna), dont la monnaie est le franc Pacifique (F CFP). Il conduit la politique monétaire de l’Etat dans la zone.

Il veille au bon fonctionnement des systèmes de paiement et à la sécurité des moyens de paiement. L’IEOM apporte aussi ses analyses économiques et financières et ses services à la communauté bancaire, aux administrations publiques, aux entreprises et aux particuliers.