Piqûres de méduses: ce qu’il faut faire… et ne surtout pas faire

Phyllorhiza punctata. Les méduses ont de nombreux prédateurs : anémones de mer, thons, requins, dauphins, espadons, tortues de mer... (Photo Wikipédia)
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La saison des méduses a débuté et la vigilance des baigneurs est de mise quelle que soit l’île de résidence“, prévient la présidence dans un communiqué diffusé mardi 9 janvier. En effet, au cours du week-end du 6 et 7 janvier dernier, huit premiers cas de piqûres de méduses ont été rapportés sur plusieurs communes de Tahiti. Pour l’heure, aucun spécimen n’a encore été récolté. Toutefois, la Direction de la santé estime qu’il s’agit de trois espèces en particulier : physalies, semaeostomeae et rhizostomes.

“Réactions modérées”

En Polynésie française, les méduses rencontrées ne sont responsables que de réactions modérées“, rappelle la présidence dans le communiqué. Les méduses ont des filaments avec des cellules urticantes qui injectent un venin lorsqu’elles entrent en contact avec la peau. Les symptômes locaux comprennent une douleur vive, une rougeur, des démangeaisons et une éruption cutanée souvent en forme de fouet. Les réactions générales graves sont rares mais peuvent inclure des maux de tête, une léthargie, des vertiges, des malaises.

Piqûres de méduses : la bonne marche à suivre

  • Appliquer de la mousse à raser puis racler délicatement la mousse contenant les cellules urticantes ainsi piégées, à l’aide d’un objet rigide comme une “carte de crédit” ;
  • Rincer abondamment la piqûre à l’eau de mer ou au sérum physiologique. Il est possible d’utiliser de l’eau chaude (mais pas brûlante) ou du vinaigre ;
  • Traitements médicamenteux possibles, si nécessaire : paracétamol et antihistaminique.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Rincer à l’eau douce : cela entraînerait une rupture des vésicules et tout le venin se déposerait sur la peau ;
  • Inciser la lésion ou chercher à la faire saigner ;
  • Sucer pour aspirer le venin ;
  • Se gratter : ceci aggraverait les signes en permettant l’éclatement de la totalité des cellules encore présentes sur la peau.

Un animal au menu des requins, des dauphins,
des thons, des espadons…

Très souvent fuie à cause de ses cellules urticantes qui constituent son principal moyen de défense en l’absence de squelette, la méduse a néanmoins des prédateurs (124 espèces de poissons et 34 espèces d’autres animaux — anémones de mer, thons, requins, dauphins, espadons, tortues de mer, manchots, pingouins — recensés), et il semble que leur nombre ait été sous-estimé.

    Méduse Cotylorhiza tuberculata (Photo Wikipédia)

Quelques grands consommateurs de méduses sont depuis longtemps connus, dont la tortue Luth et la tortue Caouanne. Le poisson lune a été confirmé grand consommateur de méduses, de même – ce qui est nouveau – que les thons (Thunnus thynnus, Euthynnus alletteratus…), notamment juvéniles, et l’espadon (Xiphias gladius), qui semblent en être aussi très friands, ainsi que certains oiseaux de mer, aussi variés que les manchots et les albatros.

Ces analyses isotopiques ont montré que par contre le plancton gélatineux n’est pas mangé par le Tassergal (Pomatomus saltatrix), le Requin bleu (Prionace glauca), la Liche amie (Lichia amia), la Bonite (Sarda sarda), le Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba) ou la tortue Caouanne (Caretta caretta) au stade néritique.

Dans une moindre mesure, des crustacés et des échinodermes apprécient les cadavres de certaines espèces. Certaines espèces peuvent manger des congénères plus petits qu’elles.

(Source : Wikipédia)