Heimaire Amaru rouvre son école de danse traditionnelle à Tiarei

Avec Hee O Te Ra, la jeune maman souhaite contribuer au dynamisme culturel de sa commune, notamment auprès des enfants (Photo : ACL/LDT).
Temps de lecture : 2 min.

Entre rires et bonne humeur, Heimaire Amaru respire la joie de vivre, guidée par la danse tahitienne. Inscrite par sa mère au Conservatoire artistique de la Polynésie française, elle a commencé à danser dès l’âge de 3 ans. “J’ai obtenu mon diplôme de fin d’études traditionnelles en 2014, en même temps que mon bac. Puis je suis partie en France pour suivre une licence d’orthophonie. En parallèle, j’ai ouvert une école de danse à Montpellier, Onohei, qui est le prénom de ma fille aînée”.

Un retour vital à la culture

Partir a été formateur, au point de réaliser qu’elle souhaitait consacrer sa carrière à sa culture. “Je pense à une phrase que nous disait souvent Mamie Louise Kimitete : la danse, c’est ma prière. C’est exactement ce que je ressens : je vis pour la danse”, confie-t-elle. De 2009 à 2014, Heimaire Amaru a d’ailleurs participé au Heiva i Tahiti avec la troupe Hitireva. Elle a également pris part à plusieurs éditions du Hura Tapairu, dont la dernière en date, fin novembre 2023, en catégorie Mehura avec le groupe O’Maire Raurii.

À 30 ans, cette maman de deux enfants de 3 ans et 9 mois est de retour au Fenua, chez elle, à Tiarei, depuis 2019. “Je trouvais qu’il n’y avait pas beaucoup d’activités culturelles dans notre commune, surtout pour les enfants. J’ai ouvert mon école à Tiarei en 2020. J’avais une quarantaine d’élèves, puis en 2022, je suis tombée enceinte de mon garçon. Je reprends cette année, sous le même nom donné par un tonton, Hee O Te Ra, qui signifie : naviguer vers la lumière”, explique-t-elle.

Nouvelle année, nouveaux défis

Avec le soutien de la mairie, les cours pour filles et garçons se tiendront sous le préau de l’école Moenoa, pour les enfants à partir de 3 ans, les adolescents et les adultes, répartis en quatre classes. Heimaire Amaru propose volontairement des tarifs abordables, adaptés aux familles de Hitia’a O Te Ra. Elle peut également compter sur le soutien de ses proches, dont sa tante, venue s’inscrire avec sa fille.

Pour Heimaire Amaru, la rentrée approche, associée à de nouveaux défis. “Je vois la danse comme un partage. C’est important que les enfants connaissent leur langue, donc j’enseigne au maximum en tahitien. J’essaie aussi de faire en sorte qu’ils aient au moins une activité culturelle par mois dans le cadre des cours : tressage, teinture, etc. On fait des sorties pour leur expliquer les thèmes qu’on travaille, comme précédemment aux trois cascades”.

Si l’école a déjà présenté un gala par le passé, l’objectif de sa directrice est de monter pour la première fois sur la scène de la Maison de la Culture à l’occasion du prochain Heiva des écoles. “J’aimerais aussi présenter des élèves à la compétition de solo, fin 2024”.

Pratique

Les inscriptions sont ouvertes. Un stand prévu à cet effet est situé à l’entrée de la mairie de Tiarei, du mercredi 10 au vendredi 12 janvier, de 9 heures à midi.

Plus d’infos sur la page Facebook de l’école de danse Hee O Te Ra.