Papara : les rahui de Atimaono et Patere prolongés jusqu’au 31 décembre 2027

Les deux Zones de pêche réglementée (ZPR) sont maintenues pour quatre années supplémentaires (Photo : Facebook/Rahui No Papara).
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Les deux Zones de pêche réglementée (ZPR) de Papara ont été instaurées en novembre 2019 à Atimaono et en janvier 2020 à la Pointe Patere, avec le concours de la Direction des Ressources Marines (DRM), de la commune et de la population, dont des pêcheurs.

Interdiction de pêche, sauf exceptions précises

Après une première reconduction de deux ans en 2022, le comité de gestion vient de prolonger le dispositif pour quatre années supplémentaires jusqu’au 31 décembre 2027. “Cette décision a été adoptée à l’unanimité”, nous a indiqué le premier adjoint au maire de Papara, Fabien Rima, “pour donner plus de temps aux espèces pour leur permettre de continuer à se multiplier et se diffuser dans le lagon”.

La pêche y demeure donc interdite, à l’exception de deux sous-zones (voir carte ci-dessous) où la pratique de certaines activités essentielles est conservée. Sur le littoral, “dans la limite de profondeur où les pêcheurs ont pied”, la pêche aux ‘ouma au filet et la pêche à la ligne sont autorisées. Au-delà de la crête récifale, la pêche aux marara embarquée et à l’épuisette est autorisée.

Des enjeux de surveillance et d’unité

Comme ailleurs, la surveillance associée à la mise en œuvre de cette réglementation est un enjeu majeur. “Il y a beaucoup d’administrés qui respectent le rahui, mais qui sont fatigués de constater que d’autres ne se gênent pas pour aller y pêcher. On est en train de chercher comment mettre en œuvre cette surveillance, y compris sur le plan juridique. Avec la population, il faut qu’on soit unis pour que ce projet soit une réussite pour nos enfants et nos petits-enfants”, souligne Fabien Rima.

Pami les autres membres du comité, Émile Otcenasek, pêcheur, agriculteur et défenseur de l’environnement, insiste également sur ce point. “J’étais pour cette prolongation. L’enquête menée dans les quartiers a d’ailleurs conclu à une majorité de personnes favorables. Il faut garder en tête l’objectif de départ : s’assurer que nos enfants puissent toujours savoir ce que c’est qu’un ume ! Il y a pas mal d’espèces qui ont disparu… C’était logique de continuer. Mais il y a un gros travail à faire sur la surveillance. D’où la création de la fédération des rahui pour s’atteler à cette problématique, qui revient dans toutes les communes”.

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