Premières Assises de l’archéologie pour “protéger le patrimoine culturel”

(Image DCP)
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Développer les fouilles, protéger notre patrimoine culturel, le mettre en valeur. Telles sont les motivations des premières Assises de l’archéologie organisées par la Direction de la culture et du patrimoine (DCP) les 16, 17 et 18 janvier à l’hôtel Intercontinental à Faa’a. 

En Polynésie française, nous sommes deux archéologues en poste à la Direction de la culture et du patrimoine, un troisième est en CVD (Corps des volontaires au développement), il y a trois ou quatre archéologues patentés, pour un territoire aussi vaste que l’Europe. nous ne sommes pas du tout en mesure d’assurer la préservation de notre patrimoine culturel comme il le faudrait, alerte Anatauarii Tamarii, archéologue et chef de la cellule patrimoine culturel de la DCP dans le dernier numéro de Hiro’a, le mensuel de la culture. Selon lui, il est plus que jamais nécessaire de discuter sur le devenir du secteur. 

Si des fouilles sont menées sur le territoire ainsi que des missions de restauration et des révisions de plans de gestion, de nombreux lieux restent à explorer et des archipels entiers, comme les Australes, n’ont pas encore fait l’objet de recherches selon l’archéologue. 

La problématique est posée et le chantier est vaste. Ces Assises vont réunir pour la première fois les professionnels, archéologues, chercheurs et les responsables des services du Pays impliqués dans l’aménagement du territoire. Leurs conclusions devraient servir à déterminer la politique pour les années à venir. 

Durant trois jours, les thématiques suivantes seront abordées : la protection des sites polynésiens, la valorisation et la médiation culturelle, l’archéologie préventive (étude scientifique des vestiges susceptibles d’être détruits par des travaux liés à l’aménagement du territoire), la formation professionnelle, les moyens et la recherche. Parmi les invités, Jean-Marie Wadrawane, archéologue kanak de l’Institut d’archéologie de Nouvelle-Calédonie et du Pacifique.

Une carte ethno archéologique de la Polynésie

La Direction de la culture et du patrimoine s’est lancée depuis près d’un an dans un vaste chantier informatique : centraliser dans un nouveau et même logiciel toute la carte ethnologique et archéologique de la Polynésie française. Toutes ces données rassemblées et mises à jour devraient être opérationnelles au premier trimestre 2024 indique le magazine de la culture Hiro’a dans le numéro de janvier.