Surf – Dans les coulisses du tournage de la série “Jusqu’au bout du rêve”

Le tournage sur la côte ouest de Tahiti touche à sa fin (Photo : Pacific TV Prod).
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Silence, ça tourne de Papara à Teahupo’o ! Lancé le 3 janvier, le tournage de Jusqu’au bout du rêve s’achèvera le 1er février. Plusieurs scènes ont pris place chez Gilles et Hinano Leboucher, du côté de la pointe Poriro de Toahotu. L’occasion d’aller à la rencontre de celles et ceux qui travaillent à la réussite de cette série familiale en huit épisodes autour du surf, dont nous avions relayé l’appel à casting et les grandes lignes du synopsis en octobre dernier.

“L’ambiance est super avec une très bonne équipe. On travaille complètement en association avec les gens de métropole et de Tahiti, et tout le monde s’entraide”, confie Marie-Eve Tefaatau de Pacific TV Productions, en coproduction avec Tamtam Stories sur ce projet.

Des techniciens et “99%” de comédiens locaux

“L’équipe se compose de 190 personnes, dont une cinquantaine de professionnels techniques. On a 99% des comédiens qui sont locaux, coachés pour travailler leur jeu. On a aussi la chance d’avoir un réalisateur formidable, Pablo Pinasco, qui s’adapte énormément à Tahiti avec un super œil d’artiste, accompagné de son premier assistant, Jean-Roch Gouédard, au top de l’organisation”, poursuit la productrice.

Malgré les aléas météorologiques, les prises de vue sur la vague mythique et olympique de Teahupo’o ont pu être tournées dans de bonnes conditions, de même qu’à Taharu’u. Dans cette série écrite par Gwénola Balmelle et Jean-Michel Albert, le surf est au cœur de l’intrigue. Aussi surprenant que cela puisse paraître, “c’est la première série de surf qu’on tourne à Tahiti”, remarque Marie-Eve Tefaatau, qui espère “faire d’autres saisons ou que ça pourra inspirer d’autres sociétés de production”.

En post-production jusqu’à fin juillet, la série Jusqu’au bout du rêve sera diffusée sur le réseau France Télévisions à partir de fin septembre.

La parole à quelques membres de l’équipe

Temahuki Moroni, Anne-Cé, Trishka, Kaiwa et Élodie, figurants : “Pour la plupart d’entre nous, c’est la première fois et on s’en sort pas trop mal. Ça fait plaisir de participer à un projet comme celui-ci et de donner une chance à des débutants. On sera fiers de se voir par la suite à la TV. (…) C’est aussi l’occasion de découvrir tout ce qui se passe derrière les caméras sur un tournage, et c’est super intéressant ! (…) On est là de midi à minuit, c’est rémunéré et on passe de bons moments. Je voyais cette série tourner aux alentours de chez moi à Papara, et ça m’a tenté d’essayer d’être figurant. On est tous dans le surf, donc je pense que ça va donner du pep’s à la série de voir des boys du milieu”.

James Dexter, régisseur général : “Avec mon équipe, je m’occupe de toute la logistique autour du tournage. Nous sommes là avant et après tout le monde pour tout préparer ou tout ranger. On est au petits soins de chaque membre technique. Ça passe par l’alimentation électrique ou l’installation des chapiteaux, mais aussi s’assurer que tout le monde a bien à boire et à manger, etc. Il faut être réactif et à l’écoute, voire dans l’anticipation, pour faire en sorte que le tournage se déroule dans les meilleures conditions. Je suis très heureux de contribuer à cette série sur le surf, surtout qu’on a une nouvelle génération de surfeurs talentueux qu’on met en avant et, ce que j’apprécie, c’est qu’on découvre qu’ils ont aussi des talents d’acteurs”.

Maya Rose Binard et Michael Vautor, acteurs principaux :

Maya Rose Binard : “J’ai 22 ans et je suis sur Paris depuis quelques années pour mes études dans le théâtre, tout en commençant ma carrière à la télévision française. J’ai grandi sur la côte landaise et j’ai toujours baigné dans le surf. J’étais venue il y a quatre en Polynésie, et quand j’étais bébé avec mon papa qui était venu tourner une série dans les Tuamotu et à Moorea. Avoir l’opportunité de tourner à Tahiti, c’est beaucoup d’émotion. Je suis entourée de belles personnes et j’en apprends tous les jours. C’est une super expérience, ne serait-ce que par les conditions de tournage, dans l’eau ou sur terre”.

Michael Vautor : “C’est merveilleux ! C’est une zone d’apprentissage sans fin. On a une coach, Jeanne Peltier, qui est là pour nous aider, et une super équipe. Je suis comme dans un rêve. D’un jour à l’autre, il faut jongler avec les émotions et l’humeur du personnage. J’ai aussi pu voir mon fils jouer ma doublure à l’eau : c’était génial !”.

Vincent Lau, stagiaire troisième assistant caméra : “J’aide à mettre en place le matériel avant que tout le monde arrive pour tourner une scène. C’est mon premier tournage. Je ne connaissais pas du tout ce milieu et j’avais envie d’apprendre et de rencontrer de nouvelles personnes. Je suis vraiment content d’être là. Si j’ai d’autres opportunités, j’aimerais bien continuer !”.

Maceo Di Giorgio, acteur et surfeur : “J’ai 22 ans et, pour ma première fois dans une série TV, j’ai la chance d’avoir un rôle secondaire. Je me sens beaucoup plus à l’aise aujourd’hui qu’au début. Le premier jour, quand je suis arrivé, j’ai été impressionné par le nombre de personnes derrière la caméra. Je ne pensais pas qu’un tournage mobilisait autant de monde. L’équipe est formidable : pour un premier tournage, on nous met en confiance et c’est ce qui fait tout le charme de cette série. Les personnages se rapprochent aussi pas mal de la réalité : on a pu tourner et surfer à Teahupo’o avec de belles conditions, et c’était génial ! C’est une belle expérience, et j’aimerais peut-être continuer pour voir si ça me plaît vraiment”.

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