Le programme “Tamataroa” pour la conservation des requins marteaux soutenu par le Fonds Vert

La Polynésie française a été identifiée comme l’un des derniers refuges du grand requin marteau, ou Sphyrna mokarran. Soutenues à hauteur de 95 millions de francs, les études et actions se concentrent sur les atolls de Rangiroa et Tikehau (Photos : HC).
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Porté par l’État, le Fonds Vert vise à subventionner les investissements locaux favorisant la performance
environnementale, l’adaptation au changement climatique et l’amélioration du cadre de vie. Doté
de 2 milliards d’euros en 2023 (238,6 milliards de francs pacifiques), le Fonds Vert est décliné par le Haut-Commissariat de la République en Polynésie française, qui a accordé des subventions à plusieurs projets pour plus d’un milliard de francs, annonce l’État dans un communiqué.

Face à l’urgence du dérèglement climatique et les menaces qui pèsent sur la biodiversité, le projet “Tamataroa” fait partie de ceux soutenus par l’État dans le cadre du Fonds Vert. Le grand requin marteau, ou Sphyrna mokarran, est une espèce migratrice classée “en danger critique d’extinction”. La Polynésie française a été identifiée comme l’un de ses derniers refuges lors des études préliminaires du programme, dont les enjeux ont été présentés au haut-commissaire Eric Spitz par l’équipe en charge du projet, basée à Rangiroa.

95 millions en soutien au programme

Ce programme vise à apporter les connaissances scientifiques, caractériser les pressions liés aux activités humaines, définir les enjeux de conservation et créer une dynamique citoyenne pour accompagner la mise en place de mesures de gestion durables adaptées à la conservation du grand requin marteau et de ses habitats en Polynésie française. Les études se concentrent sur la population des atolls de Rangiroa et de Tikehau.

L’État, via le Haut-commissariat et l’Office Français de Biodiversité, accompagne l’association l’Œil d’Andromède dans la réalisation de ce programme avec l’octroi d’une subvention de 95 millions de francs.

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