Les services de l’Etat exercés à intercepter un trafic de stupéfiants par voie maritime

(Photo HC)
Temps de lecture : < 1 min.


Les 22 et 23 janvier 2024, un exercice d’interception de trafic de stupéfiants par voie maritime a
été organisé par le commandant de la zone maritime, le contre-amiral Geoffroy d’Andigné, sous
l’autorité du Haut-commissaire, représentant de l’Etat en mer et mené depuis la frégate de
surveillance Prairial, informe le Haut-commissaire de la République.


Cet exercice “avait pour objectif de mettre en œuvre l’ensemble de la chaîne interministérielle de lutte contre les trafics de stupéfiants en mer“.

Cette chaîne “implique une coordination étroite entre le Haut-commissariat, la Marine nationale, les douanes, et le procureur de la République”.

Préalablement à cette intervention, le Haut-commissaire avait réuni l’ensemble des acteurs pour
définir une stratégie d’interception, sur la base d’un scénario constitué d’un dossier fictif mettant en
scène un voilier suspect.

Comme le prévoit le droit de la mer, une demande à l’Etat du pavillon pour obtenir l’autorisation d’intervenir sur ce navire, ainsi que l’abandon par cet Etat de la compétence juridictionnelle à la France (pour pouvoir juger les trafiquants) a été jouée.

Ainsi le mardi 23 janvier, au lever du jour, la frégate de surveillance Prairial a intercepté au large
un voilier affrété pour l’occasion, en déployant son équipe de visite appuyée par son hélicoptère
embarqué Dauphin.


L’équipe, renforcée pour l’exercice de deux experts du service des Douanes ainsi que d’un gendarme de l’Office de lutte anti-stupéfiants (OFAST), “a pu mettre en œuvre toute la procédure à bord” : prise en compte de l’équipage, enquête de pavillon, fouille et mesures conservatoires suite à la constatation de “l’infraction”.

“Ce sont en effet 60 ballots de drogue fictive, cachés à bord du voilier ou jetés par-dessus bord, qui ont été retrouvés”, indique le Haut-commissariat. “Cet entrainement a contribué à la préparation des services de l’Etat en Polynésie à l’action coordonnée que requiert la lutte contre le trafic international de stupéfiants.”