SOS Suicide Polynésie : 1500 appels par an, soit 600 personnes en crise suicidaire

Les membres de l'association SOS Suicide Polynésie. (Photo : Mairie de Pirae)
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Depuis 2001, l’association SOS Suicide Polynésie prend en charge les personnes qui souffrent d’idées suicidaires. Peines de cœur, conflits familiaux, isolement… les facteurs de risques sont multiples, mais l’association continue infatigablement à apporter son soutien en dépit de l’évolution des appels qu’elle reçoit sur sa ligne verte : 444 767.

Nous recevons 1500 appels par an, soit quatre à cinq appels par jour, ce qui représente près de 600 personnes en crise suicidaire. Bien entendu, cela ne représente qu’une partie de l’iceberg. Autrefois, c’était des personnes âgées entre 14 ans et 60 ans qui nous contactaient. Dorénavant, le panel va de 5 ans à 85 ans“, confie la gestionnaire de l’association, qui porte la responsabilité des appels verts.

En marge de la 28ème journée nationale pour la prévention du suicide, prévue le lundi 5 février, sur le thème “lien social et prévention partagée”, l’association organise diverses animations afin de “favoriser le dialogue autour du suicide, d’aider les personnes concernées à sortir de l’ombre et d’informer la population sur le sujet“, précise la gestionnaire. 

“Le suicide n’est plus un sujet tabou”

Les personnes osent en parler aujourd’hui“, se réjouit la gestionnaire de l’association. À travers le téléphone, les “écoutants” évaluent le risque suicidaire de l’allocutaire. “Si le risque est élevé, nous faisons appel aux secours. En revanche, s’il est modéré et peu élevé, nous proposons, dans ce cas-là, des thérapies“, indique la gestionnaire de l’association.

Ces interventions thérapeutiques sont prises en charge par l’association “grâce aux multiples subventions” qu’elle reçoit. Ainsi, SOS Suicide Polynésie est apte à proposer des séances de psychothérapie, de massage corporelle et plus récemment, des séances d’hypnothérapie afin d’aider la personne “en danger” à reprendre confiance en elle. “Et ça fonctionne très bien !“, s’exclame la gestionnaire.

Enfin, pour l’année 2024, au-delà de ses missions principales, l’association SOS Suicide Polynésie souhaite former des “sentinelles“. Par définition, “c’est celui qui va reconnaitre les personnes en danger et qui va les orienter vers l’aide appropriée“, précise la gestionnaire de l’association. En ce sens, une formation gratuite des écoutants et des aidants volontaires est prévue le lundi 5 février. Pour y participer, il faut s’inscrire par mail à sossuicide444767@gmail.com ou sur place. 

Programme des festivités :

  • Vendredi 2 février 2024

Conférence “Suicide d’actant et d’aujourd’hui ; et demain ?”

À partir de 18 heures, dans la salle polyvalente de la mairie de Pirae

Tout publicEntrée à 2 000 F 

Les participants : Johan Sebti, psychiatre, Edgar Tetahiotupa, enseignant et anthropologue, Vāhi Sylvia Tuheiava Richaud, linguiste et anthropologue et Frédéric Torrente, chercheur en anthropologie. 

  • Samedi 3 février 2024

De 8 heures à midi, dans les jardins de la mairie de Pirae : atelier de 45 minutes pour prévenir le suicide

Tout public à partir de 13 ans – Entrée gratuite – lots à gagner – inscription par mail : sossuicide444767@gmail.com

À 14 heures, dans les jardins de la mairie de Pirae : Zumba de la prévention du suicide

  • Lundi 5 février 2024

De 8 heures à midi, dans une salle de la mairie de Pirae : mobilisation de nouveaux bénévoles pour devenir écoutant, aidant ou sentinelle en prévention du suicide