Risque cyclonique : ruée sur les cordes dans les enseignes spécialisées

"On a reçu du stock hier, donc on a de quoi répondre aux demandes pour l'instant", nous a confié Georges, vendeur en quincaillerie, ce vendredi matin (Photos : ACL/LDT).
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Mercredi 31 janvier, le haut-commissariat annonçait surveiller une zone “favorable à la naissance de systèmes dépressionnaires tropicaux”. Ce vendredi 2 février, l’information tend à se confirmer via une “mise en garde cyclonique” de 72 heures, avec de fortes pluies, des vents violents et de la houle attendus à partir de dimanche soir sur l’archipel de la Société.

“Je me suis fait dévaliser”

Ces derniers jours, les plus prévoyants avaient déjà entrepris de consolider leur toiture, comme nous avons pu le constater dans plusieurs enseignes de bricolage.

“Du jour au lendemain, on a eu plus de demandes, en sachant qu’on avait déjà bien vendu nos cordes depuis la fin d’année dernière avec les intempéries. Je me suis même fait dévaliser au niveau des câbles métalliques. J’ai tout vendu dans les diamètres les plus résistants. Je n’ai plus de tendeurs, ni de serre-câbles. C’est commandé et ça doit arriver d’Europe par bateau, mais je ne sais pas encore quand. Certains clients étaient inquiets, car ils n’ont pas tous des toitures anti-cycloniques”, nous a confié Wence, responsable de la quincaillerie chez Ace Sin Tung Hing, à Taravao.

D’autres enseignes avaient encore de la marge, ce vendredi matin, comme nous l’a indiqué Georges, vendeur à la Quincaillerie Taiarapu. “On a eu plus de demandes que d’habitude ces derniers jours. On constate aussi que les gens font attention et comparent les prix avant d’acheter un rouleau de 200 mètres. On a reçu du stock hier, donc on a de quoi répondre aux demandes pour l’instant”.

“On vend aussi beaucoup de bâches”

Même constat pour Ranihau, vendeur chez Stop Taravao. “Il y a plus de demandes dernièrement. J’ai encore un peu de stock à l’arrière, mais je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Je m’attends à vendre encore pas mal de cordes avant la fin du week-end”.

Chez Aming, à Papeete, les cordes commencent à être une denrée rare. “On a beaucoup de demandes pour un ou deux rouleaux. On va bientôt tomber en rupture sur certains diamètres de cordages, en 12 et 14 millimètres notamment. Comme à chaque alerte cyclonique, on va sûrement être dévalisé, mais on n’augmente pas nos prix. On vend aussi beaucoup de bâches à des sociétés qui veulent protéger leur matériel”, remarque Vaiata, assistante de direction.

Conformément aux recommandations d’usage, l’eau, les denrées alimentaires de base ou encore les piles devraient également être fortement plébiscitées, les autorités ayant invité la population à constituer dès à présent son “kit d’urgence”.

Gloria, résidente de Papeari :

“J’avais peur de ne pas en trouver, mais pu avoir un rouleau”

“J’ai déjà une partie de ma toiture qui est attachée, mais il me manquait de la corde pour terminer de la sécuriser, donc je suis venue en acheter ce matin. Je préfère prendre les devants avant dimanche ou lundi. J’avais peur de ne pas en trouver, mais finalement, c’est bon, j’ai pu avoir un rouleau. On va s’en occuper en rentrant, comme ça je serai rassurée, surtout que chez nous, à Papeari, on a souvent des intempéries”.

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