L’Adie à la rencontre des petits entrepreneurs non déclarés

(Photo : Facebook Adie)
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L’Adie (association pour le droit à l’initiative économique) organise “une semaine pour créer sa boîte”. L’association, qui accompagne les petits entrepreneurs et leur propose notamment des microcrédits, met en place des ateliers gratuits toute la semaine dans différentes communes.

Ces ateliers s’adressent à toutes les personnes qui ont un projet d’entreprise en tête ou ont déjà commencé à tester une activité sans la déclarer. L’Adie souhaite que ces petits entrepreneurs accèdent à “l’immatriculation et l’entrepreneuriat de plein droit”.

Beaucoup de Polynésiens, quand ils n’ont pas beaucoup de moyens financiers, renoncent à se lancer. Et d’autres, pour les mêmes raisons, créent des petites activités informelles mais ne s’autorisent pas l’ambition de voir en grand et de se lancer vraiment. Avec cette mobilisation, nous voulons faire sauter ces freins pour offrir les mêmes chances à tous de donner vie à son projet” explique Wendy Mou Kui, directrice de l’Adie en Polynésie. 

Ce mercredi 8 février

  • Arue : Adie Mobile de 8h à 12h à la salle omnisport d’Arue 
  • Huahine: Atelier à l’agence Adie de 08h00 à 12h00 RAIATEA : Marché de Avera de 08h00 à 10h00 
  • Takaroa : groupe de travail sur le travail informel à la mairie de 8h à 12h 
  • Titioro : Forum de l’entrepreuneuriat de 8h30 à 12h00 à la Salle Pape Ora 

Jeudi 8 février 

  • Huahine : Tere de l’Adie à Tefarerii de 08h à 12h 
  • Hiva Oa : Forum des métiers de 8h à 11h30 
  • Mahina : Adie Mobile de 8h à 12h à la Salle omnisport 
  • Niutoa “Christian Helme” 
  • Tahaa : Café-créateur de 9h à 11h de Vaitoare (près de Monique location) 
  • Tubuai : Tere de l’Adie de 8h à 15h (départ à 8h de l’agence Adie et tour de l’île) 
  • Raiatea : Marché de Avera de 08h00 à 10h00 
  • Rurutu : Tere de l’Adie de 8h à 15h (départ à 8h de l’agence Adie et tour de l’île) 
  • Tipaerui : Forum de l’entrepreuneuriat de 8h30 à 12h00 à la Maison de quartier Pinai 

Vendredi 9 février 

  • La Mission : Forum de l’entrepreuneuriat de 8h30 à 12h00 à la Maison de quartier Te Hotu Te Aroha

L’emploi informel représente 9,8% de l’emploi total en France

L’Adie publie les résultats d’une étude nationale, intégrant des Polynésiens, menée par le cabinet Pluricité, sur les entrepreneurs non déclarés. 

L’emploi informel représente 9,8% de l’emploi total en France. Il concerne tous les secteurs d’activité et les motivations sont très diverses.

Activité complémentaire, peur de la complexité des démarches

Pour certains, il s’agit d’une activité complémentaire à un emploi salarié. D’autres ne se lancent pas officiellement par peur de perdre des aides sociales et de ne pouvoir, au moins au début, compenser cette perte par les revenus de l’activité. D’autres enfin sont des entrepreneurs à temps plein rebutés par la complexité des démarches administratives et freinés par la crainte de voir une activité qui fonctionne bien s’écrouler sous le poids des charges (en partie imaginaires) découlant de l’immatriculation. 

Le plus souvent, il s’agit dans leur esprit d’une première étape pour tester une idée, un concept, une activité avant de trouver les bons conseils, le financement et le bon moment pour se lancer officiellement. Une étape qui dure parfois bien trop longtemps… 

L’écrasante majorité d’entre eux ne sont pas des fraudeurs. Ils sont simplement «hors jeu», plus ou moins convaincus d’être broyés s’ils mettent le doigt dans la machine, parfois ignorants de ce qu’ils devraient faire pour déclarer leur activité ou effrayés à l’idée de le faire, le plus souvent inconscients des droits auxquels ils renoncent et des opportunités qu’ils perdent” explique Frédéric Lavenir, président de l’Adie. 

Les femmes et les sans diplômes sur-représentés

Plus vulnérables que la moyenne, les entrepreneurs qui restent dans l’informel sont aussi des invisibles. Les femmes et les personnes sans diplôme, exerçant des activités à domicile, y sont sur-représentées. 

Cet entrepreneuriat informel, s’il échappe aux statistiques et ne contribue pas aux charges communes, n’en produit pas moins des biens ou des services qui créent de la valeur et des liens de solidarité dans les territoires constate l’aide.