JO 2024 : Johanne Defay se confie dans une vidéo à l’entrainement à Teahupo’o

"La peur ne s'efface pas : elle se canalise et se contrôle. (...) On n'apprivoise pas Teahupo'o : on apprend à la connaître, à la lire, à l'anticiper". Qualifiée aux côtés de Vahine Fierro et Kauli Vaast, la surfeuse réunionnaise dévoile ses angoisses et comment elle s'applique à les surmonter, tout en rendant un bel hommage à la Polynésie et à la Presqu'île de Tahiti (Photo : Facebook/Johanne Defay).
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Qualifiée pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 aux côtés de Vahine Fierro et Kauli Vaast, la surfeuse française Johanne Defay s’est illustrée le week-end dernier à Pipeline (Hawai’i) en se hissant à la cinquième place du Lexus Pipe Pro, première étape du Championship Tour 2024.

Il y a quelques semaines entre décembre et janvier, sur son temps libre en intersaison, la Réunionnaise de 30 ans était au Fenua. Dans un vlog (vidéo-blog) de 17 minutes publié dimanche 11 février, elle nous embarque côté montagne, mais surtout côté mer, entre Tahiti et Moorea, avec de superbes prises de vue aériennes et sous-marines, sans oublier sa caméra embarquée au creux des vagues. Outre les moments de connexion à la nature en famille, entre pêche, foil, snorkeling et bodysurf au PK 0, l’athlète évoque ses sessions d’entrainement à terre, principalement basées sur de la musculation pour se forger “une armure” et renforcer sa “témérité à l’eau”.

“On n’apprivoise pas Teahupo’o : on apprend à la connaître”

À cinq mois des épreuves olympiques de surf à Teahupo’o, ce premier épisode de la saison 2 de “With Jojo” est aussi l’occasion pour Johanne Defay de se livrer en toute sincérité sur ses émotions face à la vague mythique de la passe de Hava’e. “Oui, Teahupo’o me fait peur. Je n’ai pas honte de le dire aujourd’hui. (…) Teahupo’o la fait ressurgir de manière primaire, quasi instinctive”, reconnaît la surfeuse professionnelle.

“Quand le set approche, on parle de survie. Personne ne veut avoir à subir l’énergie de la vague. La peur est là, celle qui te shoote à l’adrénaline pour affronter le danger, ou simplement l’éviter. J’ai compris cela à force de m’entrainer là-bas. La peur ne s’efface pas : elle se canalise et se contrôle. La peur t’aide à ne pas prendre de risques inconsidérés, mais aussi à toucher tes limites. Elle se dompte. On n’apprivoise pas Teahupo’o : on apprend à la connaître, à la lire, à l’anticiper. Mes émotions sont comparables aux montagnes russes”, confie-t-elle en voix off sur les images de la première houle de l’année, qu’elle a pu surfer en suivant les conseils de Hira Teriinatoofa et Jérémy Florès, coachs de l’équipe de France.

Partager des moments avec les locaux et les observer, cela la “motive”. Johanne Defay se dit également fascinée par “leurs connaissances et leur lecture de l’océan”. Un bel hommage à la Polynésie, et plus particulièrement à “l’énergie électrique et apaisante” du spot de surf de Teahupo’o.

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