A Wallis-et-Futuna, les stations services à sec, en raison d’un conflit social

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Les stations-service de Wallis-et-Futuna sont à sec en raison d’un conflit social qui affecte l’unique entreprise de distribution d’essence de l’archipel français de l’océan Pacifique, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Les employés de la société wallisienne et futunienne de produits pétroliers (SWAFEPP) sont en grève depuis le 31 janvier en raison d’un licenciement jugé “abusif” par le syndicat Force ouvrière (FO).

Depuis mardi, les huit stations-service alimentant le territoire de 11.000 habitants ont cessé de distribuer du carburant, provoquant l’inquiétude à quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 12 février.

Selon la chaîne publique Wallis-et-Futuna La première, la préfecture procède toutefois à des réquisitions pour maintenir l’activité de l’aéroport, des services de santé et de sécurité, ainsi que la production et la distribution d’électricité.

De nouveaux échanges devaient avoir lieu jeudi entre la direction de la SWAFEPP, filiale de TotalEnergies Pacifique, et les grévistes.

La question du licenciement de l’employé visé “a pu être levée mais on ne sent aucune volonté de la direction de régler le conflit”, a indiqué à l’AFP Thierry Siuli, le secrétaire général enseignement de FO Wallis-et-Futuna, représentant l’intersyndicale dans ce conflit.

“Sur les autres points, la direction nous a opposé un non catégorique”, a-t-il ajouté. Le cahier de revendications comprend sept autres points, dont une hausse de salaires de certains employés.

La direction de TotalEnergies Pacifique n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

AFP