La Martinique soutenue par des Etats antillais dans sa quête d’autonomie

L'OECO regroupe, dans l'arc des "Petites Antilles", sept Etats membres de plein droit (Antigua & Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts & Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines) et quatre membres associés (Îles Vierges britanniques, Anguilla, Martinique, Guadeloupe).
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La Martinique a reçu le soutien de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale (OECO) dans sa demande d’autonomie vis-à-vis de la France, un appui qualifié vendredi de “fondamental” par le président de la collectivité ultra-marine française.

L’OECO “soutient pleinement la mise en place d’un pouvoir normatif autonome” en Martinique, indique une déclaration commune des chefs d’Etat de cette organisation, publiée dans le cadre de la 74e réunion de son Autorité, qui s’est achevée jeudi à Saint-Kitts.

Cette organisation internationale regroupe, dans l’arc des “Petites Antilles“, sept Etats membres de plein droit (Antigua & Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts & Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines) et quatre membres associés (Îles Vierges britanniques, Anguilla, Martinique, Guadeloupe).

“Cette évolution vers l’autonomie et l’intégration est vitale pour l’avenir de la Martinique et de la région”, ont souligné les chefs d’Etat membres de l’OECO, mettant en avant “une évolution (des) capacités d’action en termes de commerce, de connectivité, de résilience au changement climatique et de politique énergétique en particulier”.

“Cette position des Etats indépendants à proximité de la Martinique est fondamentale pour nous”, a commenté auprès de l’AFP Serge Letchimy, président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique, en déplacement à Saint-Kitts.

Le chef de l’exécutif martiniquais aspire à une meilleure intégration de son territoire d’environ 375.000 habitants au sein de l’OECO, dont l’île est membre associée depuis 2015.

“De par notre statut, nous ne pouvons pas être membre de plein droit“, a-t-il déploré, plaidant pour la participation de la Martinique à deux unions économiques, “l’Union européenne et l’OECO”.

Depuis l’“appel de Fort-de-France” lancé en mai 2022, Serge Letchimy multiplie les appels du pied à ses possibles partenaires régionaux dans ses demandes d’autonomie vis-à-vis de la France, “sans sortir du cadre de la République”.

L’intégration juridique de la Martinique au sein de la Caricom (Communauté de la Caraïbe) doit ainsi être entérinée à la fin du mois de février.

En novembre dernier, le Congrès des élus de Martinique, boudé par deux partis d’opposition, s’est prononcé en faveur de l’ajout d’un alinéa à l’article 73 de la Constitution “pour aller vers plus de différenciation”.

AFP