L’association des voiliers dénonce la hausse “colossale” des tarifs de la marina Taina

Le tarif mensuel d'amarrage à flot des voiliers monocoques voit son tarif majoré de +250%, et celui des voiliers multicoques de 150 %. (Photo DG/LDT)
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Le 8 février dernier, le gouvernement de Moetai Brotherson a rendu exécutoire la délibération du 25 janvier du conseil d’administration du port autonome de Papeete fixant les tarifs de la marina Taina.

Le tarif mensuel d’amarrage à flot des navires dans la marina est fixé à 750 F hors-taxes le pied (30,48 cm), contre 328 F HT auparavant. Le tarif mensuel contractuel d’amarrage à flot des navires multicoques dans la marina est fixé à ce même tarif de 750 F HT le pied, mais “majoré de 75%”, contre 488 F HT auparavant.

Surtout, le tarif mensuel d’amarrage à flot des voiliers monocoques voit son tarif majoré de +250%, et celui des voiliers multicoques de 150 %.

La Marina Taina voit ainsi ses tarifs augmenter d’une manière que l’association des voiliers de Polynésie (AVP) juge “disproportionnée et soudaine”. L’arrêté, dont elle assure qu’il n’a fait l’objet d’aucune publicité à la marina jusqu’à maintenant, décide donc d’une taxe d’habitation de 250 % pour les monocoques.

“Il s’agit d’augmentations colossales qui ne sont basées sur aucune amélioration des services et aucunement motivées” dénonce l’association qui souligne au passage que la “vie à bord” est un concept qui n’est pas défini clairement – dans le temps, par exemple, dans les services rendus (douches, poubelles, annexes) – “ni facilement vérifiables sans une intrusion dans la vie privée”.

Ces nouveaux tarifs devant s’appliquer au 1er mars, l’association des voiliers de Polynésie (AVP) ne cache pas son intention d’attaquer l’arrêté gouvernemental devant le tribunal administratif.

Elle estime que cette augmentation “astronomique” vise particulièrement la vie à bord et qu’elle “participe au climat de plus en plus nauséabond qui concerne les voiliers et la plaisance en général”. L’association y voit là un nouveau signe des autorités de leur volonté de “tuer la plaisance”.

(Photo DG/LDT)