Deux ans de prison ferme pour son “road trip de délinquance”

Connu pour des faits de violence, l'homme comparaissait ce lundi 19 février pour vol, effraction, refus d'obtempérer... Il passera les deux prochaines années en prison. (Photo : archives LDT)
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Un quarantenaire était jugé, ce lundi 19 février, en comparution immédiate, pour de multiples délits commis entre la fin de l’année dernière et ce début d’année 2024 dans différentes communes de Tahiti. Effraction, vols, vols de voitures, conduite sans permis, refus d’obtempérer, usurpation de plaques d’immatriculation… une accumulation de méfaits qui envoie le père de famille, sans domicile, en prison pour les deux prochaines années.

On pourrait s’étonner d’une telle productivité en seulement quelques mois. Au total, on dénombre pas moins de douze victimes à qui le prévenu a dérobé vélo, matériel hi-fi, débroussailleuse, vêtements, nourriture. Durant son “road trip de délinquance”, comme le décrit la procureure de la République, l’homme a aussi volé deux véhicules.

Des automobiles sur lesquelles il prend le soin de mettre de fausses plaques d’immatriculation en pensant pouvoir échapper aux forces de l’ordre. Une des voitures passera même sous les coups de pinceaux afin de camoufler au mieux le larcin. A leur bord, le prévenu est, par deux fois, poursuivi par les forces de l’ordre et, à chaque fois, il réussi à leur “glisser entre les doigts”. Il est finalement interpellé le 13 février dans le centre-ville de Papeete.

Sa femme, enceinte de six mois, complice de ses actes

Lorsqu’il agit, l’homme n’est pas seul. Avec lui, sa compagne, enceinte de six mois. Elle est d’ailleurs interpellée lors du premier refus d’obtempérer. Mise en garde à vue, son état de santé physique mais aussi psychiatrique ne permet pas de poursuivre la procédure. Les “Bonnie & Clyde” de Tahiti souffrent en effet de troubles psychiatriques. A la barre, le prévenu informe avoir arrêté son traitement depuis plus de six mois.

Selon la procureure de la République, pour qui il est impératif de mettre un “coup d’arrêt” à cette spirale, tous ces vols de biens n’ont pas qu’une valeur marchande. Dans ses réquisitions, elle demande à ce que l’homme soit condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis. L’homme est également en sursis probatoire. Elle demande sa révocation soit un an de prison ferme supplémentaire.

L’homme est finalement condamné à douze mois de prison ferme. Il voit également son sursis probatoire, qui se terminait dans quelques semaines, révoqué comme demandé par le ministère public et voit s’ajouter un an d’emprisonnement supplémentaire à sa peine. Placé en détention préventive, son maintien en prison est également exigé pour l’exécution immédiate de sa peine.