Le premier patient humain de Neuralink contrôle une souris d’ordinateur par la pensée, affirme Elon Musk

Un implant disque Neuralink tenu par Elon Musk lors d'une présentation en 2020. L'entrepreneur futuriste assure que les progrès réalisés par sa startup est vital pour l’avenir de l’humanité. (Photo par Neuralink / AFP)
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Elon Musk a annoncé que le premier patient qui a reçu un implant cérébral de Neuralink, une start-up qu’il a cofondée, était désormais capable de contrôler une souris d’ordinateur par la pensée.

“Les progrès sont bons, le patient semble s’être complètement rétabli, sans effets secondaires dont nous ayons connaissance. Et il est capable de contrôler la souris, de la déplacer sur l’écran juste par la pensée”, a déclaré lundi soir le multi-milliardaire lors d’une conversation dans un salon audio (Spaces) de X, anciennement Twitter.

Le patron de Tesla et SpaceX et propriétaire de X avait annoncé fin janvier que Neuralink avait posé son premier implant cérébral sur un patient, dans le cadre de ses premiers essais cliniques.

Plusieurs autres laboratoires et entreprises ont déjà réussi des opérations similaires, permettant à des patients de réaliser des tâches informatiques par la pensée, et même de retrouver le contrôle de certains de leurs membres.

“Nous essayons d’obtenir le plus grand nombre possible de pressions sur les boutons par la pensée”, a continué Elon Musk. “Donc nous travaillons actuellement sur la possibilité de cliquer sur la souris à gauche et à droite, de la déplacer vers le bas et vers le haut, ce qui est nécessaire si vous voulez cliquer sur quelque chose et le faire glisser vers un autre endroit”.

Située à Fremont (Californie), dans la baie de San Francisco, Neuralink avait obtenu en mai le feu vert de l’Agence américaine de régulation des médicaments et appareils médicaux, la FDA.

Son implant, de la taille d’une pièce de monnaie, a déjà été placé dans le cerveau d’un macaque, qui a réussi à jouer au jeu vidéo “Pong” sans manette ni clavier.

Fondée en 2016, Neuralink est loin d’être la seule organisation à développer une interface cerveau-machine (ICM).

Des chercheurs de l’institut grenoblois Clinatec ont par exemple présenté en 2019 un implant permettant à une personne tétraplégique d’animer un exosquelette et de remuer les bras ou de se déplacer.

Neuralink a récemment levé quelque 323 millions de dollars auprès d’investisseurs en deux tranches, en août et novembre.

La start-up dit vouloir, elle aussi, faire remarcher les patients paralysés, mais aussi rendre la vue aux aveugles et même guérir des maladies psychiatriques comme la dépression.

Elon Musk ambitionne aussi de proposer son implant à tous, afin de permettre de mieux communiquer avec les ordinateurs et de contenir, selon lui, le “risque pour notre civilisation” que représente l’intelligence artificielle.

juj/els/clc© Agence France-Presse