Six mois de sursis pour le receleur de scooter

Sur une période d'un an, cinq scooters sont passés entre les mains du receleur. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et 117 heures de travaux d'intérêt général. (Photo : SB/LDT)
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Un jeune homme, qui fêtera ses trente ans cette année, était jugé lundi 19 février, en comparution immédiate, pour recel de scooter sur une période allant de janvier 2023 à février 2024. Reconnaissant les faits, il a expliqué avoir agi ainsi afin de satisfaire sa consommation d’ice. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et 117 heures de travaux d’intérêt général.

Tel est pris qui croyait prendre ! Telle est l’expression qui illustre le mieux l’interpellation, dans des conditions cocasses, du prévenu, père de famille d’un enfant de quinze mois et sans emploi. En janvier dernier, un fonctionnaire de police se fait dérober son scooter d’une célèbre marque japonaise. En plus de porter plainte, il poste, comme il est très fréquent sur le territoire, un message sur un réseau social afin de retrouver son engin.

C’est alors qu’il est contacté par un homme qui lui indique pouvoir lui donner des renseignements sur le deux-roues dérobé en échange de 10 000 francs. Un “bon samaritain” qui n’est autre que le prévenu. Ce dernier, qui ignore que la victime fait partie des forces de l’ordre, donne un rendez-vous au cimetière de l’Uranie. Rendez-vous auquel il se rend en scooter… lui aussi volé. Il est alors interpellé.

Lors de l’audience, l’homme a expliqué qu’il faisait du recel afin de revendre les pièces, non pas pour nourrir sa famille mais, pour se procurer ses doses d’ice. Des scooters qu’il dit s’être procuré auprès d’un seul et unique fournisseur. Au total, sur une période d’un an, l’homme a avoué avoir recelé environ cinq deux-roues.

Dans ses réquisitions, la procureure de la République, qui rappelle que l’homme doit encore purger des peines de prison ferme de quatre et douze mois, suite à des condamnations de 2019 et 2022, réclame une condamnation mixte de douze mois de prison dont quatre assortis d’un sursis. Des réquisitions qui ne sont finalement pas suivies par la cour qui condamne l’homme à six mois de prison avec sursis et 117 heures de travaux d’intérêt général.