Nouvelle-Calédonie: un “fonds vert” de 9,54 milliards de francs contre le changement climatique

Ce "fonds vert", doté de près de 80 millions d'euros et co-financé par l’État, prévoit plusieurs investissements en faveur de l'environnement, dont des aménagements destinés à l'îlot Amédée, haut-lieu du tourisme de l'archipel situé au large de Nouméa et touché par l'érosion. (Photo Marine-Reveilhac, Nouvelle-Calédonie Tourisme)
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Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée aux Outre-Mer Marie Guévenoux ont annoncé mercredi la signature de contrats de développement d’un montant de près de 80 millions d’euros (9,54 milliards de francs), avec la province Sud de Nouvelle-Calédonie pour lutter contre les effets du changement climatique qui impactent de manière croissante cet archipel du Pacifique.

Ce “fonds vert”, doté de près de 80 millions d’euros et co-financé par l’État, prévoit plusieurs investissements en faveur de l’environnement, dont des aménagements destinés à l’îlot Amédée, haut-lieu du tourisme de l’archipel situé au large de Nouméa et touché par l’érosion.

Trois radars d’observation de Météo-France vont également être renouvelés, ce qui permettra de mieux lutter contre les effets du changement climatique, selon le ministre de l’Intérieur, au travers de “constats objectifs” ainsi que de “l’amélioration des prévisions des cyclones”.

Gérald Darmanin a rappelé qu’il souhaitait faire du réchauffement climatique “la question principale du travail” avec les collectivités locales, en particulier en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, touchées en premier lieu.

“Le partenariat entre le gouvernement et l’État sur le fonds vert va nous permettre d’acquérir de nouvelles données”, a quant à lui déclaré à l’AFP Jérémie Katidjo-Monnier, ministre calédonien de la Transition écologique.

De nouvelles données, qui pourront, selon lui, alimenter les réflexions du premier “Forum calédonien du changement climatique”, prévu pour fin avril.

Ce rendez-vous associant l’ensemble des collectivités locales, le monde économique et associatif ainsi que l’État, aura vocation à “définir des politiques concertées” et à évoquer “tous les aspects liés à l’atténuation et à l’adaptation de la Nouvelle-Calédonie face au changement climatique“, a détaillé M. Katidjo-Monnier.

AFP