Tourisme durable : le Opoa Beach Hotel, à Raiatea, labellisé Clef Verte

Le Opoa Beach Hotel, situé à Raiatea, est le premier du territoire à obtenir la labellisation Clef Verte. (Photo : Opoa Beach Hotel)
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Le Opoa Beach Hotel, situé sur l’île de Raiatea, a obtenu en janvier de cette année la labellisation Clef verte, un label international certifiant une démarche environnementale forte et performante. Une consécration pour les propriétaires, après un travail entrepris depuis un an, permettant ainsi à l’établissement de devenir le premier hôtel du territoire à obtenir cette certification.

Arnaud et Cédric ont racheté le Opoa Beach Hotel en février 2023. Le premier est expérimenté dans le monde de l’hôtellerie-restauration avec plus de trente années à diriger des hôtels. Le second est plus spécialisé dans la finance. Lorsqu’ils reprennent l’établissement de l’île sacré, ils entreprennent alors des grands travaux de rénovations, mais pas que. Ils veulent faire de leur hôtel une destination à leur image, sensible aux enjeux environnementaux de notre époque.

“Pas moins de cent vingt cinq critères doivent être remplis pour être labellisé”

Pour cela, ils décident alors d’entamer un processus de labellisation via l’écolabel Clef Verte. Les deux professionnels connaissent déjà bien le parcours pour arriver jusqu’à la certification car déjà propriétaires de l’hôtel Les Volets Rouges, situé à Cassis dans le sud de la France, lui aussi reconnu par le fameux label, dédié à l’hôtellerie/restauration et l’hôtellerie de plein air, en janvier 2021.

“Pas moins de cent vingt cinq critères doivent être remplis pour être labellisé”, explique Arnaud, qui informe également que la Chambre de commerce, d’industrie, de services et des métiers (CCISM) de la Polynésie française est référente du label sur le territoire. Parmi ces critères, on retrouve bien évidemment la consommation énergétique mais aussi l’impact et la responsabilité sociétale de l’établissement.

Le label Clef Verte existe depuis 1998 en France

“Sur les neuf bungalows que compte l’hôtel, tous ont été rénovés par des artisans locaux” précise le propriétaire de l’établissement qui ajoute qu’une identité polynésienne plus forte a été apportée dans les hébergements mais aussi dans les assiettes. Des critères qui comptent aussi dans l’obtention de la labellisation.

Des achats responsables effectués au maximum à Raiatea, la fin des bouteilles plastiques dans les mini-bars, utilisation d’un papier toilette non blanchi et fabriqué en Polynésie française, fin des savons dans des emballages, mise en place d’éco-pompes dans les douches ou encore utilisation du marc de café des capsules en compost et renvoi du fer vers le fournisseur, sont autant de petites choses accumulées ayant permis à l’hôtel d’obtenir le label, développé en France depuis 1998.

Les consommations d’énergie et l’empreinte carbone régulièrement scrutées

“Une labellisation qui n’aurait pas pu être possible sans les employés de l’hôtel”, mentionne Arnaud, tous sensibilisés, dès le début de projet, à la cause et à la mise en avant de leur outil de travail mais aussi de leur île et de leur culture. Des collaborateurs qui jouent sans nul doute un rôle également dans la sensibilisation de la clientèle de l’établissement.

Une labellisation qui se travaille sur le temps et au quotidien. Les consommations d’énergie, l’empreinte carbone sont régulièrement scrutées à la loupe par Clef Verte. L’hôtel, pour conserver sa certification, devra aussi refaire la demande chaque année, et répondre de nouveau aux critères “qui sont évolutifs“, précise le professionnel. Exemple : l’obligation, à partir de 2024, de n’avoir que des œufs frais bio, de poules élevées en pleine air.