Jeux de Paris 2024: une affiche “surréaliste” et “foisonnante” en forme de diptyque

Cette photographie prise le 4 mars 2024 montre les affiches officielles des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 de l'artiste français Ugo Gattoni, au musée d'Orsay (Musée d'Orsay) à Paris, le 4 mars 2024. (Photo de Dimitar DILKOFF / AFP)
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Un diptyque “foisonnant” et “surréaliste”: l’affiche des Jeux olympiques et paralympiques de Paris a été dévoilée lundi au Musée d’Orsay avant d’être placardée cette semaine “partout dans Paris”.

Dessinée par l’illustrateur Ugo Gattoni, coutumier des fresques et de “performances” dessinées comme il le dit lui-même, ces affiches lui ont demandé 2.000 heures de travail. Elles ont été dévoilées en grand format dans la nef du Musée d’Orsay, l’un des principaux musées de Paris.

Chaque édition des JO, depuis 1912, a son affiche. Pour cette XXXIIIe édition, c’est un diptyque avec un volet olympique et un paralympique, aux couleurs de la charte graphique des JO.

(NDLR : Un diptyque est une œuvre de peinture ou de sculpture composée de deux panneaux, fixes ou mobiles, et dont les sujets se regardent et se complètent l’un l’autre. Par extension, ce terme est employé pour deux œuvres d’art qui se suivent ou forment un tout cohérent.)

Sur l’affiche de Paris-2024, figurent en bonne place la Tour Eiffel, que le Stade de France qui l’enserre telle une bouée, un terrain de tennis fauteuil au sommet de l’Arc de triomphe, et au premier plan un plongeur qui s’avance au-dessus de la Seine couleur vert clair: la fantaisie est au programme.

“J’avais envie de quelque chose d’épique, de grandiose, mais aussi d’un sentiment de fête joyeuse, qui grouille, hyper foisonnante”, a expliqué le dessinateur lors d’une rencontre avec la presse en amont de la présentation officielle de son oeuvre.

“Un pari surréaliste où on essaie de garder beaucoup de poésie et d’humour”, résume-t-il.

Au fond, la rade de Marseille où se dérouleront les épreuves de voile et la vague de Teahupo’o, à Tahiti, qui accueillera le surf, et partout des milliers de petits personnages, “faits à la main” et “artisanalement”, précise Joachim Roncin, directeur chargé du design au sein du comité d’organisation des JO, à l’heure ou l’intelligence artificielle génère images et dessins.

Les jardins de Versailles se retrouvent devant la Tour Eiffel. Huit mascottes, les “Phryges” des peluches rouges en forme de bonnet phrygien, sont cachées dans ce dessin très riche. Pas de drapeau français – contrairement à l’affiche des Jeux de 1924 où il apparaissait derrière des hommes torse nu -, mais une Marianne et le logo “Paris 2024”.

“Pendant quatre mois, je me suis enfermé dans mon atelier, et ça été ça jour et nuit”, a raconté Ugo Gattoni. “C’est une affiche qui doit fonctionner dans 100 ans“, dit-il aussi.

Gattoni, dont les foulards Hermès comptent aussi au nombre de ses collaborations, a parsemé son affiche olympique d’une matière rosée “volante” qui se “multiplie” : sa marque de fabrique qu’il nomme “blump” et insère dans tous ses dessins.

L’artiste, qui a fait sport étude natation et voulait être “nageur professionnel”, a signé sa première fresque, 10 mètres de long dessinée au stylo rotring, en sortant de son école d’art.

Son affiche officielle pour les Jeux olympiques (26 juillet – 11 août) et paralympiques (28 août – 8 septembre) sera proposée à la vente mais aussi en produits dérivés (affiche à colorier, puzzle…).

AFP