JO 2024 – Tour des juges : l’enquête sur les coraux cassés “classée sans suite”

Le 1er décembre 2023, lors des essais techniques filmés par des associations de défense de l'environnement, la barge prévue pour l'installation de la nouvelle tour des juges avait brisé du corail. Le 4 décembre, une enquête était ouverte. Elle a finalement été classée classée sans suite. (Photo : DR)
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Le 1er décembre 2023, les associations de protection de l’environnement étaient en émoi suite aux dégradations causées, lors des essais de la barge destinée à acheminer le matériel pour monter la tour des juges, aux coraux du lagon de Teahupoo. Dès le 4 décembre, le parquet de Papeete ouvrait une enquête afin de déterminer si il y avait eu un non-respect de l’espace naturel protégé. Trois mois après, l’enquête est finalement classée sans suite.

C’est lors de ses désormais traditionnels rendez-vous mensuels donnés à la presse que Solène Belaouar, procureure de la République, a révélé l’information ce mercredi 6 mars. Tout le monde se souvient, le 1er décembre dernier de ces images vidéos tournées dans le lagon de Teahupoo et qui ont fait le tour de la toile.


Solène Belaouar, procureure de la République à Papeete depuis le 1er août 2023. ( Photo : LDT)

On y voit alors les premiers essais de la barge destinée à acheminer, à travers le lagon, les matériaux qui permettront la construction de la déjà très controversée tour des juges pour l’épreuve de surf des Jeux Olympiques de Paris 2024. Durant la séquence, on discerne très bien le craquement des coraux qui cèdent face au poids de la bête métallique.

“A l’issue des investigations, aucune infraction n’a pu être démontrée”

Les travaux cessent et le parquet de Papeete, sur le fondement d’un article du code de l’environnement de la Polynésie française qui précise que “le fait de ne pas respecter une des prescriptions ou interdictions édictées par la réglementation de l’espace naturel protégé lorsque cela a causé une atteinte non négligeable à l’environnement est un délit”, ouvre une enquête, confiée aux enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp)

Aujourd’hui, mercredi 6 mars, Solène Belaouar, procureure de la République, indique finalement que l’enquête est classée sans suite car “il n’a pas été démontré que la barge avait emprunté un itinéraire qui traverse une aire marine protégée, infraction qui aurait pu être mise en évidence.

Elle poursuit en indiquant également “qu’il n’a pas non plus été relevé que des coraux noirs aient été dégradés. Il s’agit de l’espèce protégée en Polynésie française par le code de l’environnement. C’est ce cas précis qui constitue l’infraction pénale. En l’espèce, à l’issue des investigations, aucune infraction n’a pu être démontrée.