Assises de la formation – Le numérique, porteur d’espoir et d’emplois

De gauche à droite : Teremu Maro, directeur de Skooda/Treeceratops, Jean-Michel Blanchemanche, directeur du Centre de formation professionnelle des adultes (CFPA), Christian Ajonc, directeur de l'OSB, Sébastien Chabrier, vice-président de la transition numérique à l'Université de Polynésienne et Vanessa Tiaipoi, directrice du Sefi. (Photo : SG/LDT)
Temps de lecture : 2 min.

Le Régiment du service militaire adapté de Polynésie française (RSMA-pf) organisait ce jeudi 7 mars, à Arue, des Assises de la formation. L’occasion pour le RSMA de rappeler son rôle de formateur et d’aide à l’insertion d’une partie de la jeunesse polynésienne. Le régiment a aussi profité de ces assises pour signer une convention avec le Centre de formation professionnelle des adultes (CFPA) qui va mettre prochainement à disposition des stagiaires du RSMA un plateau pédagogique en faveur d’une formation d’aide à la personne avec, à la clé, un titre professionnel d’auxiliaire de vie.

Mais, au-delà de ses propres formations, le RSMA a proposé des assises sur le thème plus large de la formation au numérique en Polynésie française, “l’enjeu le plus important” pour le secteur selon les termes du colonel Frédéric Gerlinger.

Etaient conviés notamment Vannina Crolas, ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail, de la modernisation de l’administration et de la Formation professionnelle et Eugène Sanford, directeur de la DGEN (Direction générale de l’économie numérique). Ils ont rappelé la volonté du gouvernement de développer ce secteur d’activité avec, en toile de fonds, l’arrivée du géant Google et ses câbles sous-marins, le projet d’une école d’ingénieurs et d’une école de code. 

Augmenter la part du PIB, jusqu’à 25%, issu du secteur du numérique et de l’audiovisuel, former les codeurs de demain, définir les besoins dans le numérique, fédérer les formations, accompagner le développement et les entrepreneurs, poursuivre le développement de la e.administration, etc : Eugène Sandford a exposé les défis de la Polynésie. Des challenges d’autant plus conséquents que le directeur de la DGEN a aussi relevé que 50% des familles n’ont pas accès à internet.

Les assises ont aussi donné la parole aux acteurs de la formation au numérique en Polynésie. Ils sont intervenus pour exposer leurs attentes et leur contribution. 

Ils ont dit 

Vanessa Tiaipoi, directrice du Sefi

“On constate une inadéquation entre l’offre et la demande dans le domaine du numérique et de l’informatique. Les candidats ne correspondent pas aux profils recherchés.”

Sébastien Chabrier, vice-président de la transition numérique à l’Université de Polynésienne

“Nous n’avons pas un vivier suffisant en licence informatique pour alimenter un master”.  L’UPF prévoit la mise en place de certicats et de diplômes d’université dans les domaines du numérique.

Jean-Michel Blanchemanche, directeur du Centre de formation professionnelle des adultes (CFPA)

“Nous ouvrons la formation et le titre de Technicien(ne) d’assistance en informatique (TAI). La plus grande difficulté a été de trouver un formateur.”

Christian Ajonc, directeur de l’OSB

“Nous avons besoin d’informaticiens tous les ans. Le délai est de 4 mois à un an avant de trouver un informaticien.”

Teremu Maro, directeur de Skooda/Treeceratops

“Je me suis lancé il y a 16 ans et il y a toujours de la place pour le développement web (…) L’école de codage, créée il y a 3 ans, a le mérite de toucher des jeunes, de 9 à 17 ans, et de leur montrer qu’ils peuvent faire de leur passion, un métier. Mon ambition est de toucher aussi les jeunes adultes.”