Course-poursuite et alcool : jugement confirmé en appel pour le multirécidiviste

Le prévenu, qui fait partie des cinq individus qui ont agressés les deux touristes australiens dans les rues de Papeete, est maintenu en détention jusqu'au 22 avril, date de la prochaine audience. (Photo : SB/LDT)
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En décembre dernier, un homme d’une soixantaine d’années était condamné à trois ans de prison pour avoir, en novembre 2023, provoqué une course poursuite dans les rues de Papeete après avoir refusé de se soumettre à un contrôle routier alors qu’il était au téléphone. Conduisant sans permis et sous l’emprise d’un état alcoolique, le multirécidiviste aux infractions au code de la route avait fait appel de sa condamnation. Un jugement de première instance qui a finalement été confirmé en appel ce jeudi 7 mars.

Vingt-cinq minutes! C’est la durée de la course poursuite en cette matinée de novembre 2023, entre les forces de l’ordre et le prévenu présent à la barre de la cour d’appel ce 7 mars. Un rodéo urbain auquel ne sont pas habituées les rues de Papeete et qui peut surprendre quand on voit le profil du prévenu, un homme de 61 ans qui semble tranquille au premier abord.

Mais il ne faut pas s’y fier. Il a déjà un lourd passif avec plusieurs condamnations pour abus de confiance, violences mais surtout pour des infractions au code de la route. Le mal qui le ronge : l’alcool. Plusieurs fois, il a été contrôlé conduisant en état d’ébriété et condamné pour ces faits. Des délits pour lesquels il se voit retirer son permis de conduire. C’est ainsi que le jour de la course-poursuite, l’homme n’est plus en possession de ce dernier.

Cinq infractions au code de la route lors de la course-poursuite

Refusant de se soumettre au contrôle, l’homme prend alors tout les risques, grillant feux rouges et panneaux stop. Il dégrade plusieurs véhicules durant sa fuite mais surtout, il met en danger la vie des piétons, nombreux, mais aussi des agents de la police nationale. Deux d’entre eux, sans de bons réflexes, auraient pu être percutés par le véhicule.

Finalement interpellé, l’homme est contrôlé avec un taux de 2,28 grammes d’alcool par litre de sang… à 11h30 du matin. Lors de son jugement en premier instance, l’homme n’avait semblé montrer que peu de regrets par rapport à son attitude, et semblait avoir du mal à reconnaître son problème avec la boisson. Condamné à trois ans de prison, il savait déjà qu’il allait faire appel de sa condamnation.

La présidente de la cour d’appel, ce jeudi 7 mars, demande à l’homme, qui souhaite voir sa peine réduite, de lui expliquer ce qui pourrait convaincre les magistrats de revoir le jugement. Comment garantir qu’il ne sera plus un danger public à l’extérieur ? Le prévenu n’a finalement que peu d’argumentaire face à cette question. Il admet cependant reconnaître la gravité de la situation, ainsi que son addiction à l’alcool. Dans son délibéré, le tribunal confirme finalement la peine prononcée en première instance, avec maintien en détention.