Justice – Dix-huit mois de prison ferme pour l’oncle incestueux

(Photo illustration archives F.Collet/LDT)
Temps de lecture : 2 min.

Énième histoire d’inceste que jugeait le tribunal correctionnel ce jeudi 14 mars. Celle d’un oncle, aujourd’hui âgé de 28 ans, qui, en 2014, avait agressé sexuellement sa nièce alors âgée de onze ans. Une victime qui avait trouvé le courage de révéler les faits en 2021, suite à l’intervention de l’association Colosse aux pieds d’argile dans le Pays. L’homme a été condamné à dix-huit mois de prison ferme.

Un sentiment de honte. C’est la raison pour laquelle la jeune victime a décidé de se taire durant tant d’années et de cacher les agissements de son oncle. Cependant, en 2021, lors du passage au fenua de l’association Colosse aux pieds d’argile, elle trouve le courage de parler et de dénoncer ce que lui a fait subir celui en qui elle avait confiance.

Des révélations qui ne seront pas sans conséquence au sein du cercle familial. Lors de la dénonciation des faits, seul le père croit sa fille. Du côté maternel, le côté de l’oncle présent à la barre, les propos de la jeune femme passent mal. On ne la croit pas. Un autre oncle s’en prend même à elle lui disant que “c’est bien fait”, la giflant même.

“Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça”

Mais les faits sont avérés puisque l’homme les reconnaît. A la barre, à son tour d’éprouver un sentiment de honte. Attouchements sexuels, pénétration digitale, masturbation forcée…, il ne nie rien, il demande pardon. Il conteste cependant la temporalité des faits avancée par sa nièce. Elle indique que par trois nuits, il s’est adonné à ces agissements. Selon lui, tout s’est passé en une nuit.

Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à agir ainsi, il n’a pas d’explication. “Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça”. A plusieurs reprises il demande pardon et assure qu’il regrette. Malgré les excuses, ses agissements ont malheureusement eu des répercussions sur la jeune femme : absentéisme scolaire, conduites addictives, cauchemars… Une victime, aujourd’hui maman, qui trouve tout de même la force de pardonner.

“Des actes qui ont toujours des conséquences” selon la procureure de la République qui souhaite voir le prévenu condamné à deux ans de prison ferme et à deux ans de prison avec un sursis probatoire de deux ans. L’homme est finalement condamné à trente-six mois de prison dont dix-mois avec sursis ainsi qu’au paiement d’un million de francs au titre du préjudice subi par la jeune victime, des indemnités à la hauteur de la demande de l’avocate de la partie civile.