Magazine – Fuego Ritano, l’art du flamenco et de la rumba calédonienne (vidéo)

Le groupe Fuego Ritano se produit dans toute la Nouvelle-Calédonie et dans le Pacifique Sud comme à Tahiti, au Vanuatu ou en Australie. (Photo Peter Tandt)
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Fuego Ritano, le feu gitan, vous les connaissez. Et pour cause. Cela fait 25 ans qu’ils se produisent dans toute la Nouvelle-Calédonie et dans le Pacifique Sud comme à Tahiti, au Vanuatu ou en Australie. Fondé et dirigé par Doulen, le groupe incarne un mélange vibrant de sonorités flamencas et gitanes qui puise ses racines dans la riche tradition musicale gitane. Un héritage que Doulen porte avec fierté. Sa force ? Le groupe fusionne des rythmes endiablés et des mélodies envoûtantes pour créer un son qui transcende les frontières.
Un portrait réalisé par le partenaire des Nouvelles Calédoniennes, le magazine Must.

C’est avec sa musique de restaurant, comme il la nomme, que Doulen a créé Fuego Ritano il y a plus de deux décennies à son arrivée sur le Caillou. Mais le rythme, il l’a dans son ADN. Issue de la communauté gitane, la musique a toujours eu une place importante dans sa vie quotidienne et celle de sa famille. C’est donc tout naturellement qu’il est initié à l’art du flamenco, et plus particulièrement de la rumba, dès son plus jeune âge. Un style de musique aux letras qui aborde des sujets marquants et qui berce les oreilles de ceux qui l’écoutent.

La Fiesta, chez Alban à la baie des Citrons, a été un des premiers établissements à accueillir cette sonorité si fascinante. Une prestation que Doulen réalisait à la seule force de sa voix et de sa guitare. Et puis ce sont deux artistes qui ont rejoint le mélomane : Joemy dans un premier temps, puis Esteban, fils de Doulen. Deux artistes qui ne sont autres que les enfants de Sylvia Baliardo et les petits-fils du maestro Ricardo Baliardo alias Manitas de Plata, guitariste de légende d’origine gitane aux 93 millions d’albums vendus. Une lignée de musiciens, cousins des Gipsy King, au destin déjà tout tracé.

Un groupe de talents pluriculturels

Le groupe ne se considère pas comme une célébrité. Cependant, il est fier de la place qu’il tient sur la scène calédonienne avec tous les talents qui le composent. À commencer par Joemi, cette force tranquille derrière laquelle se cache une maîtrise incroyable des cordes pour une explosion de sensations. L’essence même du groupe qu’il a minutieusement peaufiné au fil des années. Et puis il y a Esteban, le percussionniste, qui mène à la baguette le rythme ardant du groupe.

Louis Upane, au clavier, est maître du piano en Nouvelle-Calédonie. Il apporte sa maitrise instinctive des notes, lui qui a su s’adapter à ces nouvelles sonorités. Autant que le batteur Sam Taumoteka qui remplace Esteban quand ce dernier ne peut assurer un concert. Un partage qui se fait aussi avec Carlos dont la voix envoûtante et puissante s’associe à merveille à celle de Doulen, et Maxime le bassiste qui est récemment entré dans le groupe et qui fait des prouesses. Selon les scènes, la talentueuse violoniste Marine Thollot se joint au groupe et apporte une touche féminine à l’équipe.

Fuego Ritano, c’est l’énergie, la puissance et la singularité de ses membres qui s’entremêlent pour créer la synergie incroyable qu’on leur connaît. À l’instar de leur titre, Oléti Tal Toul, qui reflète parfaitement la fusion du groupe.

Cindy Johnston, pour MUST (Les Nouvelles Calédoniennes)

Fuego Ritano en quelques chiffres

Fuego Ritano, c’est un album récompensé aux Flèches de la Musique pour le prix du meilleur album Musiques du Monde. Le talent incontestable des huit artistes qui composent le groupe et qui fusionnent avec brio la musique gitane, la rumba et d’autres influences culturelles. Au cours de ces 25 années de carrière, le groupe a captivé le public avec plus de 1 000 représentations, marquant de leur empreinte indélébile la scène musicale calédonienne.