Fa’atura te tahatai : restaurer et valoriser les écosystèmes littoraux des îles de la Société

Le projet Fa'atura te tahatai porte l’objectif de restaurer et valoriser ls écosystèmes de l’archipel de la Société. (Photo : CF UICN)
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Le projet Fa’atura te tahatairestauration et valorisation des écosystèmes littoraux des îles de la Société a été présenté mardi 19 mars à la maison Kellum de Moorea (baie de ‘Opunohu) en présence des représentants de l’Etat, des ministères et des services du Pays, de la commune de Moorea-Maiao, des élus de l’Assemblée, et de l’Agence ‘Ōpua. Il porte l’objectif de restaurer et valoriser les écosystèmes de l’archipel de la Société. Le projet Fa’atura te tahatai est mis en œuvre avec le soutien financier l’État au titre du Fonds verts –France nation verte et la Fondation de France. 

Rétablir l’équilibre physique de la plage

Le contexte de l’artificialisation croissante du rivage et des remblais maritimes, qui réduisent la zone de dispersion d’énergie des vagues, a été présenté par Christine Masson, géologue de l’association Terra Natura. Celle-ci a souligné le besoin de rétablir l’équilibre physique de la plage, en combinant la végétalisation avec des méthodes douces pour prévenir l’érosion et protéger les habitations, explicitées dans le guide de bonnes pratiques publié par la Direction de la construction et de l’aménagement. Un voyage dans le temps, montrant des images anciennes comparées aux mêmes sites aujourd’hui, a permis aux participants de réaliser l’ampleur des remblais et de l’urbanisation côtière ces 70 dernières années. 

Mener des actions de restauration écologique littoral

Le projet Fa’atura te tahatai va permettre de mener des actions de restauration écologique littorale sur cinq sites dans trois îles de l’archipel de la Société (Tahiti, Moorea et Tetiaroa) dans une démarche de Solutions fondées sur la Nature. Un programme de formation et de sensibilisation à l’importance de protéger et renaturer le littoral sera mené en parallèle, y compris auprès des scolaires, afin de faire prendre conscience de l’intérêt de cette approche en alternative à l’enrochement pour l’aménagement du littoral.

Les participants ont ensuite visité l’un des sites de restauration aux abords de la maison Kellum, et constater l’intérêt du maintien d’une végétation littorale pour éviter l’érosion lors de fortes houles. Ils ont également inspecté la pépinière du site de Kellum, qui abritera les plantules indigènes qui seront utilisées pour les actions de restauration. 

(Photos : CF UICN)