Nouvelle-Calédonie : 70 morts sur les routes en 2022

Selon la DITTT, la consommation d'alcool interviendrait dans 72,9 % des accidents mortels survenus en 2022, celle de cannabis dans 43,5%, mais aussi la vitesse excessive (61,9%) ou le défaut de permis de conduire (39,3%).
Selon la DITTT, la consommation d'alcool interviendrait dans 72,9 % des accidents mortels survenus en 2022, celle de cannabis dans 43,5%, mais aussi la vitesse excessive (61,9%) ou le défaut de permis de conduire (39,3%). (Théo Rouby/AFP)


Un total de 70 personnes sont décédées sur les routes de Nouvelle-Calédonie en 2022, du
jamais-vu depuis 10 ans, selon les chiffres de la Direction des infrastructures, de la
topographie et des transports terrestres (DITTT).

Avec 70 décès au 31 décembre 2022, soit 20 de plus qu’en 2021, l’archipel de 270.000
habitants a atteint un taux de mortalité routière de 259 pour un million d’habitants, loin
devant la Guadeloupe (143 pour un million) ou la France métropolitaine (45 pour un million),
selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

La Nouvelle-Calédonie n’avait pas connu de bilan aussi lourd depuis 2005 : 71 personnes
avaient trouvé la mort dans des accidents de la route cette année-là.
Selon la DITTT, la consommation d’alcool interviendrait dans 72,9 % des accidents mortels
survenus en 2022, celle de cannabis dans 43,5%, mais aussi la vitesse excessive (61,9%) ou le
défaut de permis de conduire (39,3%).

En outre, 58,5 % des personnes décédées ne portaient pas de ceinture de sécurité. La grande majorité des victimes était âgée de 18 à 35 ans mais six enfants sont également morts cette année dans des accidents de la circulation, dont deux âgés de moins de deux ans.

La Nouvelle-Calédonie détient depuis des années le titre de territoire français le plus
dangereux en matière d’insécurité routière, en l’absence de mise en place d’une politique
publique efficace.

Les routes territoriales, l’équivalent des routes nationales en métropole, sont limitées à 110
km/heure et le contrôle technique n’est obligatoire que pour la vente des véhicules de plus
de quatre ans, contre tous les deux ans en métropole pour l’ensemble des véhicules.

Pour pallier ces carences, le conseil local de sécurité routière a annoncé fin décembre l’achat
de radars fixes et le lancement d’une campagne de sensibilisation en 2023.

AFP