Le surfeur de gros, Marcio Freire, se tue au célèbre spot de Nazaré

Plusieurs accidents y ont eu lieu depuis que l'Américain Garett McNamara l'a fait découvrir à la communauté des surfeurs de vagues géantes au début des années 2010, mais aucun n'avait été fatal jusqu'à jeudi. (Photo : AFP)

Un Brésilien de 47 ans est mort jeudi alors qu’il surfait à Nazaré, dans le centre du Portugal, devenant la première victime de ce célèbre spot de grosses vagues, ont annoncé les autorités locales.

« Un homme de 47 ans, de nationalité brésilienne, est décédé cet après-midi après avoir fait une chute en pratiquant le surf tracté à Praia do Norte », a indiqué l’Autorité maritime nationale dans un communiqué.

« Les sauveteurs ont constaté que la victime était en arrêt cardio-respiratoire, commençant immédiatement les manœuvres de réanimation sur le sable (…). Après plusieurs tentatives, il n’a pas été possible d’inverser la situation », a-t-elle précisé.

Selon des sources locales interrogées par l’AFP, la victime serait Marcio Freire, l’un des vétérans du surf XXL ayant vécu une vingtaine d’années dans l’archipel américain d’Hawaï, Mecque du surf international.

Toujours d’après ces sources, jeudi, les conditions de la mer n’étaient pas particulièrement dangereuses.

Chaque hiver, la Praia do Norte est prise d’assaut par de nombreux surfeurs. Cette plage offre des conditions exceptionnelles pour surfer des vagues géantes en raison du phénomène géologique dénommé le « canyon de Nazaré »: une faille au fond de la mer de 170 km de long et 5 km de profondeur dans laquelle la houle de l’océan Atlantique s’engouffre avant d’être propulsée vers la surface en atteignant le littoral.

C’est là que l’Allemand Sebastian Steudtner a établi le record mondial de la plus grosse vague jamais surfée, pour une déferlante de 86 pieds (26,2 mètres) chevauchée le 29 octobre 2020.

Plusieurs accidents y ont eu lieu depuis que l’Américain Garett McNamara l’a fait découvrir à la communauté des surfeurs de vagues géantes au début des années 2010, mais aucun n’avait été fatal jusqu’à jeudi.

AFP