Centre hospitalier : la cruelle attente du personnel

Selon Sandrine Vauthier, représentante du personnel, les employés du Centre hospitalier redoutent "une réduction du nombre de lits et de certaines activités".
Selon Sandrine Vauthier, représentante du personnel, les employés du Centre hospitalier redoutent "une réduction du nombre de lits et de certaines activités". (Photo : Damien Grivois) 

« Nous sommes dans l’attente du conseil d’administration de ce vendredi 6 janvier, et d’une éventuelle proposition à l’insuffisance du budget présenté il y a deux semaines ». Sandrine Vauthier, représentante du personnel, ne cache pas que les employés du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) redoutent « une réduction du nombre de lits et de certaines activités », avec « le risque que d’autres métiers soient également impactés ».

Elle craint également qu’il ne devienne de plus en plus difficile pour l’hôpital de recruter… Le budget du CHPF doit être voté d’ici le 31 mars 2023, raison pour laquelle le personnel hospitalier attend « une réponse rapide ». Deux ministères sont concernés par ce dossier, celui de la Santé de Jacques Raynal et celui des Finances d’Yvonnick Raffin.

« Ce sont des personnes qui travaillent ensemble. Plus tôt nous aurons des réponses et plus tôt nous aurons une vision pertinente de notre organisation, et nous serons moins préoccupés », précise Sandrine Vauthier qui n’écarte pas la possibilité d’un mouvement social, en confirmant que le personnel « y réfléchit ».

Elle dénonce un « problème récurrent depuis des années » et tacle l’abandon progressif d’une politique de prévention. Selon elle, la pure logique financière a montré ses limites, notamment dans l’Hexagone, et seule une vraie politique sanitaire qui intègre tous ses acteurs serait à ses yeux à même de répondre aux défis actuels et à venir. « Car il y aura d’autres épidémies » prévient Sandrine Vauthier. « Car il y aura d’autres zoonoses », ces maladies infectieuses qui passent de l’animal à l’homme comme dans le cas de l’épidémie de Covid-19.